Les enseignants de la School of performing arts (SPA) se tiendront à la disposition du public, les 25, 26 et 27 juillet, de 10 heures à 15 heures, au Mahatma Gandhi Institute, pour aider leurs futurs nouveaux élèves à choisir la discipline qui leur convient le mieux. Tirer une première petite mélodie des cordes d’un sitar, faire résonner du bout des doigts la peau d’un tabla ou esquisser quelque pas de kathak dans les règles de l’art… les premières fois sont souvent décisives dans le choix d’une pratique artistique. Les jeunes, des plus petits aux pré-adultes, pourront ainsi découvrir très concrètement, les différents enseignements proposés par la SPA du Mahatma Gandhi Institute.
Choisir la forme d’expression qui convient le mieux est souvent une démarche délicate, particulièrement pour l’enfant et l’adolescent qui découvrent le monde et cherchent leurs marques. Pour assurer son choix, rien de tel qu’une expérience directe des pratiques vocales, instrumentales ou chorégraphiques. Les enseignants ont constaté que bien souvent, les étudiants s’inscrivent à l’un ou l’autre cours selon le choix de leurs parents ou selon ce qu’ils ont vu à la télévision ou dans des spectacles.
Pendant ces trois journées où la SPA ouvre ses portes au public, ils pourront approcher les enseignants, assister à des cours, et même tenter quelques manipulations d’instruments, des vocalises ou des pas de danse. En danse, ils pourront se familiariser au bharata nathyam, au kuchipudi et/ou au kathak. Les instruments de musique dont la pratique est enseignée au MGI sont notamment le sitar, le tabla, le mridangam et le violon. Enfin, l’enseignement vocal concerne les deux grands courants de la musique classique indien, le chant carnatique et le chant hindustani.
Pendant ces trois journées portes ouvertes, des cours seront dispensés par tous les professeurs de la SPA dans toutes ces disciplines, permettant une approche directe aux nouveaux venus. En s’essayant à ces pratiques et en échangeant aussi bien avec les professeurs que les élèves déjà inscrits, les futurs pratiquants pourront choisir la discipline et le niveau qui leur convient le mieux, en meilleure connaissance de cause et après avoir recueilli aussi conseils ou avis sur leurs éventuelles aptitudes.
La coordinatrice de ces journées, par ailleurs professeur de sitar, Amrita Seebaluck-Makoonlall, insiste sur les qualités que ces pratiques artistiques permettent de développer chez les jeunes : « A travers la danse, la musique et le chant, nos élèves apprennent à être patients, à partager, à s’entraider et à développer des valeurs morales qui sont de moins en moins visibles dans notre monde matérialiste. Il a aussi été prouvé par diverses études que les étudiants qui pratiquent la musique, le chant et la danse sont plus attentifs et appliqués en classe. Ces trois jours permettront à tous ceux qui souhaitent découvrir l’art de la musique, de la danse et du chant indien de vivre une expérience unique ».
L’objectif de ces journées vise aussi pour le MGI à se donner plus de chances de développer la pratique des arts classiques indiens à Maurice pour permettre à terme à un plus grand nombre de musicien/nes, danseurs et danseuses, chanteurs et chanteuses de choisir cette voie pour leurs études tertiaires et sur le plan professionnel.