Dan Baboo, le nouveau ministre des Arts et de Culture, avait organisé avant-hier à son ministère une réunion avec les responsables des organismes para-étatiques tombant sous sa responsabilité. Cette réunion, qui a duré deux heures, a toutefois laissé un goût amer dans l’assistance en raison, disent des participants, « du ton revanchard et rude » du ministre à l’égard de certaines personnes.
Pas moins d’une soixantaine de participants (directeurs, chefs de départements, présidents de boards) étaient présents à cette réunion ; le ministre ne s’est pas privé pour faire des reproches à ceux qui auraient affiché ouvertement leurs affinités politiques durant la campagne électorale. Il a, entre autres, réclamé des explications sur des problèmes concernant les départements ayant une répercussion dans la presse. Des participants n’ont pas apprécié ce qu’ils considèrent comme « un ton de confrontation » du ministre pour cette prise de contact.
N’empêche, certains d’entre eux avec tact et un brin d’humour, lui ont fait comprendre qu’ils étaient des professionnels dans leurs domaines respectifs et lui ont rappelé qu’ils avaient été nommés en raison de leurs compétences et non pour leur allégeance politique. « On ne lui reproche pas de vouloir mettre de l’ordre dans certains organismes, mais ce n’était ni le lieu, ni le moment d’interpeller publiquement les gens au sujet des manquements », réagit sur un ton agacé un directeur d’une organisation.