Un concert gratuit exceptionnel, dans un petit théâtre de 300 places, 250 billets gratuits à retirer dès lundi, tel est l’enjeu du récital que proposent l’Institut français de Maurice et Opéra Mauritius dans le cadre des célébrations du 45e anniversaire de l’Indépendance de Maurice. Élisabeth Vidal, soprano colorature d’exception, capable de tenir les notes les plus aiguës, chantera de grands airs d’opéra au Théâtre Serge Constantin, vendredi 15 mars, à 20 h, en collaboration avec les choeurs mauriciens.
La grande chanteuse lyrique Élisabeth Vidal a été la Reine de la nuit pendant toute la saison lyrique du théâtre Gärtnerplatz à Munich en 2010. La virtuosité de cette soprano colorature rejoint celle de Mozart, pour ce morceau de La flûte enchantée qui compte parmi les plus difficiles à interpréter dans le répertoire lyrique. Cette enfant chérie des salles de concert françaises et internationales est non seulement capable de tenir ce rôle avec une précision et un aplomb impressionnants, mais elle sait aussi interpréter La méditation de Thais de Jules Massenet avec une aisance déconcertante, fait rare dans l’histoire de l’art lyrique où cet acte II a été écrit pour violon à l’origine, instrument sur lequel il est définitivement plus facile de respecter les nuances dans les aigus. Son concert mauricien nous permettra d’entendre de grands airs d’opéra tels La reine de la nuit, l’air de Gilda de Verdi (Rigoletto), un extrait de La somnanbule de Bellini, ou encore L’air de la folie dans Lucia di Lammermoor, le fameux air des clochettes (Lakmé) L’air de Philine dans Mignon, et pour ce qui concerne Massenet, elle devrait présenter un extrait de Manon.
Élisabeth Vidal sera accompagnée au piano par Sophie Brissot Darmon, avec laquelle elle a l’habitude de travailler en concert et aussi en tant que chef de chant au Conservatoire de Nice et au Centre d’Art lyrique Méditerranéen. Élisabeth Vidal aura aussi l’occasion de préparer son concert mauricien avec les choeurs d’Opera Mauritius lors de quelques répétitions. Issue de l’école de chant de l’Opéra de Paris, Élisabeth Vidal s’est très vite fait remarquer dans les différents rôles qu’elle a alors eu l’occasion de tenir. Après Gilda à Vérone, Eurydice à Bruxelles et quelques autres, elle marquera particulièrement la critique musicale et le public en Italie à l’occasion de la production de Rigoletto en 2000. Elle y sera élue meilleure soprano colorature de l’année.
On loue chez elle la luminosité du timbre et la virtuosité qui lui ont permis de chanter rapidement auprès des plus grands chefs tels que John Eliot Gardiner, Horst Stein, Richard Bonynge, etc. Accueillie par le théâtre du Bolchoï en 2011, elle a récemment collaboré avec l’opéra de Metz sur « Le jour des meurtres dans l’histoire d’Hamlet » sous la direction George Pehlivanian. La saison en cours permet de tourner en Argentine, à Saint-Pétersbourg, en Nouvelle Calédonie et à nouveau au théâtre du Bolchoï. Après son concert mauricien, elle se préparera pour un récital qu’elle tiendra avec le baryton André Cognet à l’Opéra de Nice en mai prochain.