Salim Currimjee a inauguré en février le nouvel espace d’exposition offert par le restaurant galerie L’Atelier, qui est venu apporter une respiration littéraire et culturelle dans une capitale presqu’exclusivement industrieuse ou commerciale. Spaciousness and clautrophobia a apporté une touche créative à ce lieu où l’on mange, lit, achète des livres, écoute des conférences ou regarde de temps à autre de grands films.
Il faut signaler aussi l’apparition de trois nouvelles galeries dans le pays. Le consulat a exposé pendant plus de six mois jusqu’à maintenant, quelques pièces maîtresses d’une des trois plus importantes collections du peintre français Charles Lapicque.
La galerie 3A de Christian Mermoud est venue résolument rénover le regard sur l’art contemporain en montrant des oeuvres des différents artistes qu’il représente, qu’il entend exposer aussi aux côtés d’artistes mauriciens. Ce galeriste, qui a oeuvré à Saint Paul de Vence auparavant, a passé son année à visiter les ateliers des artistes mauriciens pour bâtir son programme d’exposition de 2012, dans ses locaux à Rivière-Noire. Autre nouveau galeriste au pays, Pascal Souflet a quant à lui quitté La Réunion où il tenait une galerie avec son épouse mauricienne, pour s’installer à Pointe-aux-Canonniers. Ilha do Cirné, sa galerie présente de l’art contemporain, ainsi que quelques spécialités telles que les estampes japonaises.
Toujours du côté des galeries privées, signalons l’excellente première exposition de l’artiste photographe Stéphanie Desvaux qui a présenté chez Imaaya un excellent travail sur la matière, ainsi que les nouveaux travaux du peintre Mariko qui a entamé une nouvelle phase de création, récemment présentée chez Hélène de Senneville.
L’association d’artistes pARTage a cette année tenté en juillet une première expérience collective et régionale de land art à Maurice. Art in the forest aura permis de respirer l’air chlorophyllé de la forêt des Gorges de Rivière-Noire, en étant tantôt séduit tantôt rebuté par les propositions des différents artistes participant à l’expérience. En fin d’année, la même association rejoignait l’IFM pour l’exposition intitulée Renaissance, à l’occasion de laquelle dix artistes mauriciens ont été invités à créer quelques nouvelles pièces. Les passant n’ont certainement pas loupé les grandes installations suggestives de Nirmal Hurry sur l’identité et le mauricianisme.
Enfin, n’oublions pas qu’une centaine d’enfants ont appris à peindre à la manière de Malcolm de Chazal, dans le cadre d’un partenariat entre la fondation Malcolm de Chazal et les CLAC. En octobre, une exposition assez complète a montré des tableaux du peintre empruntés à des collections privées, ou encore offerts à la fondation en tant que première donation.