« Nous demandons de rendre public le “blueprint” et de laisser aux opérateurs savoir ce qu’il contient », a soutenu le député du PTr, Arvin Boolell, lors d’une conférence de presse à la Committee Room de l’Assemblée nationale.

Commentant la situation du secteur des services fi nanciers, le député est revenu sur le récent cas de la SEBI, où Maurice a pu trouver un chemin de sortie, mais estime qu’il sera « diffi cile pour le pays devant le G20 et l’OCDE, qui pourront prendre des actions contre les pays qui ne respectent pas les lois ». De ce fait, il avance que le Finance Bill « a imposé des lois car le gouvernement n’avait aucun autre choix ».

Il soutient que le gouvernement aurait dû entreprendre une Financial Action Task Force après la dernière évaluation qui date depuis quelque temps. Arvin Boolell estime « extrêmement grave que la Banque de Maurice soit l’institution qui doive gérer le système de Know Your Client ». Selon le député, « cela ne doit pas se produire car la banque centrale aura toute la mainmise ». Ce qui, pour lui, « est très inquiétant », ajoutant que « l’absence de garde-fous pourra avoir des conséquences graves si les informations arrivent dans les mains de ceux qui n’y ont pas droit ».

Il poursuit : « Il faut un système fi able pour le KYC et lorsqu’il y a un élément de doute, il faudra prendre les actions qui s’imposent. » Par ailleurs, au sujet de la taxe sur les grosses compagnies, il avance que ces dernières ont acheté des compagnies locales, « qui pourront fermer leurs portes, car leurs services pourront être taxés ». Le député a aussi été critique envers Kishen Padayachy, First Deputy Governor de la Banque de Maurice et président de la FSC. Et de demander « comment la BoM peut défi nir la politique monétaire alors que ce dernier fait partie de la cuisine ? ».

Au sujet de la situation politique aux Comores, l’ancien ministre des Affaires étrangères avance qu’il s’attendait « à la solidarité du gouvernement » mauricien, soutenant ainsi l’Union africaine tout comme la Commission de l’océan Indien. Selon lui, « il se pourrait que des forces étrangères soient avec l’ancien président, qui est accusé d’avoir violé la Constitution ». Il demande ainsi aux pays de l’Islamic Organisation Conference de « condamner avec force » la décision du président de ce pays de changer la Constitution. Selon lui, « il faut arrêter le président et le ministre des Affaires étrangères à cause du désordre qui règne dans ce pays à travers un référendum ».

Le député Ezra Jhuboo, très bref lors de son intervention, a soutenu pour sa part que le rapport de la commission Lam Shang Leen sur la drogue « a démontré la faillite totale de la police, du judiciaire, de la prison, et l’ineffi cacité du gouvernement ». Le député Ritesh Ramful, intervenant sur le même sujet, se demande si les avocats parlementaires dont les noms ont été cités dans le rapport peuvent continuer leurs activités sur le plan éthique. « Il faut protéger la noblesse du métier », dit-il. A noter que Shakeel Mohamed a aussi félicité Imran Khan, élu comme Premier ministre du Pakistan. Le PTr animera un meeting vendredi prochain rue St-Denis, à Port-Louis.