Le rideau est tombé définitivement sur les négociations entre le MMM et le PTr en vue de la conclusion d’une alliance électorale. Sur une proposition de Paul Bérenger, l’assemblée des délégués des mauves a adopté à l’unanimité une motion pour la rupture définitive des discussions avec le Parti travailliste. « Je suis triste mais soulagé », a déclaré hier Paul Bérenger, qui a repris ses propos de la veille lors de son point de presse suivant la réunion du comité central et du bureau politique, qui avaient adopté sa proposition.
Pour le leader du MMM, l’accord entre le PTr et le MMM a foiré par la faute de Navin Ramgoolam. Il a annoncé que son parti compte aller seul aux prochaines élections tout en gardant la porte ouverte pour un accord électoral au niveau de l’opposition. La priorité désormais, pour le MMM, est la consolidation du parti qui célébrera ses 45 ans à la fin de l’année. Une nouvelle configuration du parti pour contourner la campagne communale de 1983 est envisagée. Bérenger réclame le rappel du parlement pour adopter le mini-amendement de la Constitution. Si le CERA Bill est présenté, le MMM le votera under protest. Dans l’éventualité où le parlement n’est pas rappelé, la présentation d’une motion de censure est envisagée.
C’est avec une majorité écrasante que les membres de l’assemblée des délégués ont voté en faveur de la rupture définitive des négociations avec le PTr. Une seule abstention a été notée, celle du délégué de la circonscription Curepipe/Midlands, qui a estimé que puisque l’assemblée devait être une de décision, il ne disposait pas de mandat de sa branche. Dans une longue intervention, Paul Bérenger a évoqué la cassure du Remake 2000 mais s’est surtout appesanti sur les raisons qui ont mené à la rupture définitive des négociations PTr/MMM.