L’alliance PTr-MMM ne signifie pas que le MMM défend aujourd’hui les faits avec lesquels le parti n’était pas d’accord depuis 2005. « Me le passé, c’est le passé. Nu pa guet le passé. Me nu pas bliyé le passé ». C’est le message qu’a passé le leader des mauves, Paul Bérenger, hier, à son assemblée de délégués, qui a ratifié à l’unanimité, la liste des candidats présentée hier matin par l’Alliance de l’Unité et de la Modernité.
La municipalité de Quatre-Bornes a fait salle comble hier à l’occasion de l’Assemblée des délégués du MMM, qui se tenait pour ratifier la liste des candidats mauves qui brigueront les suffrages le 10 décembre. Un rassemblement qui fait plaisir à Paul Bérenger qui a profité de l’occasion pour revenir également sur les raisons derrière l’alliance PTr-MMM. Le leader du MMM a rappelé les circonstances qui ont poussé à la cassure du Remake 2000, en donnant les trois principaux points de désaccord avec le MSM : l’unité nationale, la démocratie et la corruption. Il est ainsi revenu sur le front-bench que devait constituer le Remake 2000, avec comme No 3, Reza Uteem, que SAJ n’a pas voulu accepter. « Remake ti pe cassé mem lerla. Inn bizin Pravind Juganuth coz are moi », raconte-t-il. Deuxième point fondamental de discordance : la question de démocratie et de réforme électorale. « Tou seki ou dir MSM, li dir oui, me sa vitesse zot dir oui la, inn mett doute dans mo latet », explique-t-il, faisant ressortir qu’il était persuadé que le MSM ferait le même coup qu’en 2005 : « Que des paroles et pas d’intentions. » Le troisième point qui a mené à la cassure est la question de corruption. Paul Bérenger a fait comprendre que les « delaying tactics » de Pravind Jugnauth pour demander un early trial l’ont fait comprendre que « zot pas seryyé ».