L’assemblée générale spéciale des travailleurs d’Air Mate Ltd, convoquée hier dans le sillage de la vague de licenciement frappant cette compagnie subsidiaire d’Air Mauritius, a permis d’entériner les actions syndicales à venir. Dans un premier temps, l’Air Services Workers Union (ASWU) en collaboration avec la General Workers Federation réclame l’annulation du licenciement de 53 employés et le gel de la série de licenciement programmée pour bientôt. En parallèle, l’intervention du Premier ministre Sir Anerood Jugnauth sera réclamée par les responsables syndicaux qui envisagent également de mener une campagne nationale et internationale pour attirer l’attention de l’opinion publique.
Dans un premier commentaire au Mauricien hier après-midi à l’issue de l’assemblée générale spéciale des travailleurs d’Air Mate Ltd, l’état-major de la GWF a déploré l’absence des trois députés l’Alliance Lepep du N° 12 à ce rassemblement. Invités par le comité organisateur en vue de connaître la position du gouvernement sur les récents licenciements survenus à Air Mate Ltd, Bobby Hurreeram, Mahen Jhugroo et Thierry Henry n’étaient pas là. « Étant donné que les députés du N° 12 ont brillé par leur absence, nous ferons directement appel au Premier ministre, qui est également responsable de l’aéroport, pour une intervention dans cette affaire », fait comprendre la GWF et l’ASWU.
Après les consultations d’hier, les travailleurs ont ratifié la motion de s’adresser directement au chef du gouvernement par le biais d’une communication qui sera transmise prochainement. Un courrier sera également adressé au ministre du Travail et des Relations industrielles, Soodesh Callichurn, en vue de dénoncer les « colorable devices adoptés pour licencier les travailleurs d’Air Mate Ltd. » Mais pour l’heure, les responsables syndicaux réclament ni plus ni moins que le gel des licenciements existants et de ceux qui sont à l’agenda pour bientôt. « Au cours de cette réunion nous avons décidé de réclamer le gel du licenciement de 53 travailleurs mais aussi du licenciement programmé de 70 autres travailleurs. Il faut comprendre qu’il s’agit de la dignité humaine mais aussi de l’esprit de la loi. De plus, ces licenciements sont non seulement des pertes d’emploi mais aussi une augmentation du volume de travail pour les employés de cette compagnie ».
Si les négociations avec le gouvernement échouent, le syndicat envisage de mener des campagnes nationales et internationales pour attirer l’opinion publique sur ces pratiques de licenciements. « Nous pouvons aussi confirmer qu’il y aura d’autres actions industrielles au cas où ces démarches n’aboutissent à rien », font ressortir les représentants des travailleurs.