Comme déjà mentionné, ils seront cinq candidats à briguer un des deux postes à pouvoir au sein du board des administrateurs du Mauritius Turf Club. Ils sont Jean-Michel Giraud, Alain Noël, Daniel Nairac, Donald Payen et Clifford Maniacara à chercher les faveurs des quelque 600 membres du MTC. Mais cette élection 2014 aura une particularité : elle sera sans doute la première à Maurice où la majorité du collège électoral votera, mais sera physiquement absent ce vendredi 7 mars dans les salons du club de la rue Eugène-Laurent. En effet, depuis l’annonce de la date de ces élections, sans doute même avant, la course au proxy (procuration) a été lancée.
Dans les deux camps, c’est le branle-bas de combat chez ce qu’on appelle les “agents de campagne” pour ramener dans l’escarcelle des uns et des autres le maximum de proxy pour assurer à l’avant la victoire. Dans cette course, le tandem Payen-Noël part avec l’avantage d’avoir à leur disposition “l’appareil du MTC”, avec en prime le soutien du président sortant, Gilbert Merven. Puisque dans les rangs on retrouve aussi beaucoup d’entraîneurs, notamment Vincent Allet en pole position, suivi du tandem Soon et Mukund Gujadhur, de même que Paul Foo Kune.
Cette horde d’entraîneurs est venue se greffer à ceux qu’on appelle des “fidèles” ou des “fans” de Gilbert Merven qui n’ont pas hésité de s’absenter de leur travail, comme l’incontournable Mr Telecom, à la recherche des proxys. Pour l’heure, certaines informations laissent croire que le tandem Payen-Noël disposerait de quelque 200 proxys en leur faveur. Alors que le duo Giraud/Nairac repose, lui, sur les fi dèles et beaucoup des déçus de Gilbert Merven ou de sa politique.
Cette semaine s’annonce déterminante pour les deux camps, alors que Clifford Maniacara est pratiquement hors course pour la 4e fois. Reste donc que les voix de vendredi s’annoncent cruciales pour ceux qui ont donné leur proxy, comme pour ceux et celles qui se déplaceront aux Champ de Mars. Quoi qu’il en soit, c’est d’abord et avant tout la cause des turfi stes qui doit primer, mais en sera-il pour autant ?