Le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo dit réaliser qu’on peut « faire mieux » pour rendre l’industrie sucrière plus viable, durable et compétitive. C’était jeudi lors de l’assemblée générale du Mauritius Sugar Syndicate, à Port-Louis.
L’industrie sucrière peut mieux faire. Ce faisant, explique Satish Faugoo, le secteur gagnera en viabilité, durabilité et compétitivité. Lors de son intervention hier matin à l’assemblée générale du Mauritius Sugar Syndicate (MSS), à Port-Louis, le ministre de l’Agro-industrie a rappelé qu’une partie vulnérable de la communauté agricole (petits planteurs et métayers) ont besoin d’une attention spéciale, non seulement de la part du gouvernement mais aussi de tous les partenaires de l’industrie. « Il est temps de définir un plan pour rendre autonome cette catégorie de planteurs », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que le gouvernement a initié de nombreuses mesures pour permettre à ces planteurs de poursuivre leurs opérations. Ces mesures, rappelle-t-il, incluent le versement d’une prime réduite au Sugar Insurance Fund Board (SIFB), l’octroi d’une avance financière et, plus important, une réduction du montant de la taxe versée par cette catégorie de producteurs pour financer les institutions du secteur.
« Mais l’abandon de terres sous cannes à sucre se poursuit. Toutes les parties concernées devraient aider cette catégorie de planteurs, car leur contribution est vitale dans la production d’une masse critique de cannes et de sucre en vue de permettre à cette industrie de rester viable, durable et compétitive », a affirmé le ministre Faugoo. Et ce dernier de poursuivre que le gouvernement a récemment amendé la Sugar Industry Efficiency Act en vue de préserver les terres agricoles tout en adoptant un modèle de développement plus équilibré. « Dans un pays où les resources en termes de terres sont limitées, il est le devoir de tout un chacun d’exploiter de manière optimale cette ressource rare. Nous devons cultiver nos terres et ne pas les abandonner », a-t-il fait ressortir.
Pour le ministre, la culture de la canne à sucre ne joue pas seulement un rôle économique à Maurice, mais elle est également très importante pour ses fonctions écologiques et environnementales. « C’est une culture par excellence pour la capture du carbone. De ce fait, elle aide à limiter l’impact du changement climatique », a-t-il affirmé.
Pour sa part, le président sortant du MSS, Hansraj Ruhee, a indiqué que son organisation est en train de développer une stratégie pour maximiser les recettes obtenues de l’exportation du sucre. Cependant, a-t-il ajouté, « nous croyons que Maurice ne restera compétitive que si les questions concernant les coûts de production et de l’exportation sont prises en compte. » Selon lui, même si Maurice est moins compétitive que les autres pays africains par rapport au coût de production, notre pays bénéficie d’un avantage certain lorsqu’il s’agit du coût de la logistique ainsi que des frais portuaires et maritimes. M. Ruhee a énuméré certains points qui, selon lui, doivent être sauvegardés et renforcés dans le temps, comme, par exemples : les services portuaires, qui doivent être benchmarked par rapport aux meilleurs du monde, et offrir un niveau de productivité pouvant compenser les manquements structurels résultant du déficit d’une masse critique et de notre insularité.
Évoquant la problématique du transport, il estime que celui-ci ne peut être indéfiniment pénalisé par les restrictions sur les routes principales menant vers le port. « La circulation doit être rouverte 24/24h avec toutes les mesures de contrôles et précautions à prendre pour prévenir les accidents », dit M. Ruhee