L’assemblée générale élective de la Mauritius Weightlifting Assiociation (MWA) s’est tenue, comme prévue,  vendredi à 17h à Vacoas en présence de sept membres seulement. Nundkishore Fakun, Serge Calotte et Steeve Juhel ont décidé de s’auto-exclure de cette assemblée et ont pris la décision de quitter la salle de la réunion après qu’une majorité ait voté pour que cette assemblée se tienne en dépit du fait que Nundkshore Fakun a émis l’opinion que la réunion est illégale. Les sept membres qui sont restés sont devenus de facto membres de la FMH avec pour président, Poorun Bhollah, qui était jusqu’à vendredi, secrétaire de cette même fédération pour la période de 2012-2016. Le tout sous l’oeil d’observateur du représentant de Rodrigues, présent à Vacoas après la mise en place d’un comité régional dans l’île autonome.
En effet, la MWA  a, depuis vendredi, un nouveau comité directeur qui est présidé par Poorun Bhollah. L’ancien président, Nundkishore Fakun, présent à 17h vendredi à Vacoas, n’a pas participé à l’assemblée générale élective. Il a tenté un ultime coup de poker en proposant une motion pour renvoyer l’AG.  L’ex-président de la FMH arguait que les nouveaux statuts de la fédération n’avaient pas encore été approuvés par le Registrar of Associations. En vain, car elle a bien eu lieu cette fameuse assemblée  générale.
Sans voix et ne voulant pas parler à la presse, il a pris la poudre d’escampette en compagnie de l’ancien entraîneur national Serge Calotte pour quitter en trombe le parking du gymnase Pandit Sahadeo. Loin de se laisser distraire, les sept membres restants (Poorun Bhollah, Manoj Ramnath, Richard Doolaul, Iswar Boolkah, Magarajen Moonien, Emmanuel Maunick, et Danny Chellum) s’attelaient à la tâche durant au moins une heure pour essayer de donner une nouvelle vie à la FMF. «Nous devions aller de l’avant pour mettre en place un comité directeur en bonne et due forme. Nous avons parlé avec Fakun pour lui dire de tourner la page et de penser aux athlètes qui sont privés de tout depuis ces 7 derniers mois.  Mais il n’a rien voulu entendre. Notre responsabilité vis-à-vis des athlètes ne nous permettait pas d’annuler cette réunion. Car cela aurait été encore des mois et des mois de discussions.  Mauritius Sports Council (MSC), le MJS, le COM nous privent de nos grants, cette situation ne pouvait durer», a affirmé le nouveau président, qui sera en place pour les quatre prochaines années.
Poorun Bhollah a déjà établi cinq priorités pour le bon fonctionnement de la discipline. «D’entrée, un athlète sera  élu par ses pairs au sein du comité pour être la voix de ses camarades. Il ne faut pas qu’il y ait de disparité comme ce fut le cas auparavant. Deuxièmement, il faut mettre en place des centres de formations dans différentes régions de l’île afin d’avoir un réservoir d’athlètes à l’avenir. Un sous-comité sera créé pour travailler sur notre situation financière et voir comment trouver des moyens de financement. Une commission technique verra aussi le jour pour les  Jeux des Îles de l’Océan Indien et toutes les compétitions qui seront dans notre calendrier.  Du reste, mon souhait, c’est d’organiser très vite une compétition, car les athlètes en ont bien besoin. Ils ne peuvent pas s’entraîner pour rien. Nous souhaitons aussi recruter un nouvel entraîneur et aider Rodrigues à encadrer ses athlètes», a fait ressortir Poorun Bhollah. Ce dernier espère rencontrer très vite le ministre de la Jeunesse et des Sports pour que le cordon de la bourse de la FMH soit lâché. «Nous devons désormais partir sur des nouvelles bases. Un entraîneur de calibre sera sans aucun doute le bien venu. Nous espérons avoir le soutien de M. Ritoo dans cette quête», a formulé comme voeu le nouveau président de la FMH
Rares sont les anciens athlètes de haut niveau qui décident de sauter la barrière, Jimmy Moonien a décidé de le faire pour dire «sauvez la discipline». Nommé secrétaire général de la fédération, il se fait déjà une idée de la tâche qui l’attend. «En tant qu’athlète,je compte sur mon expérience pour encadrer les jeunes. Des opérations de détections seront menées dans tout le pays  pour constituer une équipe pour les JIOI», a-t-il  déclaré. Iswar Boolkah, le vice-président, a lui clairement souligné que l’haltérophilie est entrée dans une nouvelle ère. «Nous allons travailler pour le bien-être des athlètes. L’haltérophilie a connu des heures sombres ces derniers temps mais nous allons y remédier», a-t-il mentionné. Même son de cloche du côté du trésorier, Richard Doolaul: «Nous avons placé la barre très haut. Nous allons respecter nos engagements et faire honneur à cette discipline», a-t-il conclu.