Le président de la Mauritius Employers’ Federation (MEF) Vincent d’Arifat a, lors de la dernière assemblée générale de la fédération ce matin, proposé une révision de toute la question concernant les “wage determination and associated payroll charges ». Il a déploré le chevauchement des institutions responsables des conditions de travail et des salaires.
Vincent d’Arifat, qui a été maintenu à ses fonctions de président en attendant la création d’une nouvelle entité, qui naîtra de la fusion de la MEF et la JEC, a observé que l’arrivée du nouveau gouvernement au pouvoir a permis de mettre fin à une situation qui n’était pas « conducive for economic prosperity ». ll a observé que, depuis 2013, la situation dans le pays  est caractérisée par l’incertitude. « There was a sheer lack of clarity, foresight and visibility on how things were to evolve », a-t-il fait comprendre. Et d’estimer que le premier budget présenté par le nouveau gouvernement a été accueilli favorablement par la communauté des affaires. « C’est une feuille de route pour forger de l’avant sur le chemin des investissements élevés », a-t-il dit. Les mesures annoncées en faveur de l’investissement agiront comme un catalyseur pour relancer la croissance et la création d’emplois, selon lui. « Nous espérons que ces mesures alimenteront une résurgence graduelle de la confiance au niveau des affaires », a-t-il estimé.
Vincent d’Arifat a aussi insisté dans son discours sur l’importance des négociations collectives. Il a déploré les abus sur le régime des négociations collectives prévues par la loi du travail en raison de lacunes constatées dans la législation concernant la résolution des conflits. « On these issues, it is imperative that corrective measures should be brought in the laws so as not to experience the same abuses as last year », a-t-il soutenu.
Le président de la MEF reconnaît l’importance des ressources humaines pour les entreprises. Il considère que les lois du travail devraient pouvoir promouvoir l’établissement d’un « sound human resource practices and policies based on good faith and trust ». Toujours concernant les négociations collectives, Vincent d’Arifat a cependant déploré que les législations actuelles ne reconnaissent pas « the process of free and volontary collective bargaining ». Selon lui, du fait de cette lacune, la majorité des travailleurs du secteur privé ayant, par choix, décidé de ne pas se joindre à un syndicat sont exclus des négociations collectives. Et de faire mention de la situation dans l’industrie sucrière et de la facilité avec laquelle « une grève légale » a été organisée. « Cette situation ne facilite pas la promotion des négociations collectives et la résolution pacifique des conflits industriels. » C’est à la lumière de cette situation qu’il a proposé que la question de la détermination des salaires soit revue.