La motion de blâme logée par le chef de file du Ptr au Parlement, Shakeel Mohamed, contre l’Attorney General et ministre de la Justice, Maneesh Gobin, sera débattue ce mardi à l’Assemblée nationale.

Cette démarche a en toile de fond le paiement d’une compensation de Rs 15 millions à l’ancien commissaire de police et actuel député du MSM Raj Dayal des fonds de l’État, révélé dans les colonnes du Mauricien le 23 septembre 2017. L’élu rouge de la circonscription numéro trois, Port-Louis Maritime-Port Louis Est, a déposé cette motion contre l’Attorney General pour son rôle dans ces tractations en faveur d’un parlementaire de la majorité. Le libellé de la motion transmise au secrétariat de l’Assemblée nationale se lit comme suit : « That this House has no confidence in the Honourable Maneesh Gobin, Attorney General, Minister of Justice, Human Rights and Institutional Reforms » et le dépositaire avait demandé que ce soit inscrit à l’agenda « as a matter of priority as per parliamentary custom and practice ».

Cette motion aurait dû être déjà inscrite à l’agenda des travaux du Parlement la semaine dernière, laisse-t-on entendre du côté de l’Hôtel du gouvernement mais Shakeel Mohamed était en vacances à l’étranger. La décision des autorités de ne pas tenir en ligne de compte les objections formulées par le State Law Office au sujet de la compensation de Rs 15 millions pour compenser Raj Dayal a été vivement contestée par la classe politique. « Les précédents et la loi en vigueur sont clairs dans ces affaires. Aucun Attorney General ne devait “advise and approve” le paiement d’une somme quelconque au plaignant Raj Dayal parce que l’affaire avait été logée en dehors du délai légal.

Et il n’y avait pas de fautes commises par les défendeurs », avait soutenu le chef de file du PTr, qui est d’avis que l’Attorney General « n’aurait jamais dû aller contre l’opinion légale » qui avait été fournie dans la défense. Maneesh Gobin, pour sa part, s’est jusqu’ici abstenu de commenter ce paiement évoquant la confidentialité de ce dossier légal. Mais les arguments seront de mis du côté de la majorité parlementaire avec l’immunité parlementaire.