La première partie de la séance parlementaire a pris fin avec une vive altercation entre Michaël Sik Yuen et Rajesh Bhagwan. Les deux hommes ont failli en venir aux mains après que le ministre du Tourisme a quitté sa place pour se rendre dans les travées de l’opposition en vue de répondre à l’invitation de « tom deor » du député mauve.
Le ministre a été stoppé dans son élan par des parlementaires de l’opposition. Le Speaker Kailash Purryag a alors immédiatement suspendu la séance. Rajesh Bhagwan, qui a déclaré que Michaël Sik Yuen lui aurait lancé « un gros juron impliquant sa mère from a sitting position », a rencontré le Speaker pour émettre une protestation.
L’altercation a eu lieu lors d’une interpellation adressée par le député Ramano au ministre du Tourisme. Il demandait à Michaël Sik Yuen si « whether, in regard to the new route rationalisation adopted by Air Mauritius Ltd, in the light of the prevailing Eurozone crisis, he will (a) state if his Ministry is considering new marketing strategies and, if so, give details thereof and (b) for the benefit of the House, obtain from the Mauritius Tourism Promotion Authority, information as to if it proposes the restructuring of its existing offices abroad, in relation thereto ».
Les choses se sont corsées après une question supplémentaire de Rajesh Bhagwan sur la dernière partie de la question du député Ramano. Le député mauve voulait savoir si le « maja karo » et des dépenses inutiles au niveau de la MTPA, dit-il, allaient se poursuivre. Il maintient avoir entendu le ministre proférer un « juron » à son encontre et dans le cadre des échanges verbaux avec Michaël Sik Yuen il l’aurait traité de « lâche ». Ce qui a fait bondir le ministre et a donné lieu à un échange de propos virulents.
Une autre question ayant provoqué un remue-ménage au parlement portait sur un incident impliquant des marchands ambulants à Quatre-Bornes en décembre dernier.
Le député Mahen Jhugroo a voulu savoir si un membre du parlement était venu sur les lieux en vue d’interférer dans cette affaire et si des policiers ont été transférés dans ce contexte par la suite.
Le Premier ministre a expliqué que l’incident s’était déroulé le 20 février lorsque des officiers en patrouille ont demandé à un marchand ambulant vendant du briani dans un van privé de produire son permis. « Au lieu d’obtempérer, il aurait proféré des insultes contre un policier», explique Navin Ramgoolam. C’est ainsi que, selon le chef du gouvernement, l’officier l’a informé qu’il serait accusé de « molesting a public functionary » et de « trading without a licence ».
Selon les informations obtenues par le Premier ministre, le marchand ambulant aurait répondu de manière abusive et aurait refusé de donner son nom et son adresse. Les officiers ont découvert son identité lorsqu’il a produit son permis de conduire. Navin Ramgoolam a indiqué que l’enquête concernant les deux cas avait été complétée. Des affaires, a-t-il ajouté, ont été logées devant la Lower Plaines Wilhems Court et seront entendues en pro forma le 29 mai.
Quant au transfert des officiers, le Premier ministre a indiqué que c’est au commissaire de police d’assurer l’administration quotidienne de la police.