Le comité ministériel chargé d’examiner les recommandations du rapport de la commission d’enquête sur le trafic de drogue ne s’est rencontré qu’une seule fois, le 16 août. C’est ce qu’a répondu le Premier ministre à une interpellation du député Adil Ameer Meea. Ce comité, présidé par le Premier ministre, regroupe 13 autres ministres.

La rencontre du 16 août devait définir la marche à suivre pour la mise en oeuvre rapide des recommandations qui figurent dans le rapport. Une Task Force a ainsi été mise en place et est présidée par le directeur général de l’ICAC. Ce groupe de travail comprend également le commissaire de police, le solliciteur général adjoint, le directeur général de la Mauritius Revenue Authority ainsi que les directeurs de la Financial Intelligence Unit et de l’Integrity Reporting Services Agency. « Le groupe de travail a commencé ses travaux peu de temps après sa création et s’est réuni à plusieurs reprises pour élaborer la stratégie et le plan d’action nécessaires à la réalisation de son mandat », a-t-il dit.

Face à tout ce travail accompli, le député Adil Ameer Meea a demandé au Premier ministre le nombre d’enquêtes concrètes qui ont été menées par la police. Selon Pravind Jugnauth, différentes agences collaborent et partagent des informations pour ensuite débuter les enquêtes. S’agissant du nombre des ministres qui font partie du comité ministériel, le député Adrien Duval a demandé la raison pour laquelle le ministre de l’Intégration sociale a été exclu « alors que le problème de drogue touche surtout ceux qui sont dans la misère ». Pravind Jugnauth devait répondre qu’un comité ne peut être composé de tous les ministres. Par ailleurs, le député Arvin Boolell a demandé au Premier ministre si le comité ministériel prendra en considération les retombées du rapport de l’United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC). À ce sujet, le Premier ministre a répondu que son gouvernement « travaille avec l’UNODC ».

Le rapport de la commission d’enquête sur le trafic de drogue contient 460 recommandations, dont 80 ont déjà été mises en oeuvre. La réalisation de 95 autres recommandations, selon Pravind Jugnauth, « nécessitera des amendements à la loi ». Un secrétariat permanent a été mis en place à son bureau pour suivre constamment la mise en place de ces recommandations.