Le projet de Heritage City ne cesse d’être au centre des controverses. Après les délibérations du conseil des ministres de vendredi dernier avec une forte opposition contre la réalisation de ce projet mené par les trois leaders de parti de l’Alliance Lepep, en l’occurrence le Deputy Prime Minister et leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, le vice-Premier ministre et ministre des Services publics et leader du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo, et le ministre des Finances et leader du MSM, Pravind Jugnauth, le litige a été transposé au sein de l’hémicycle. Un coup de théâtre est intervenu à la mi-journée lors de la Private Notice Question du leader de l’opposition, Paul Bérenger. Il a eu recours au move quasi exceptionnel de ne pas aller de l’avant avec la PNQ axée sur les projets de Highlands et les terres de la State Land Development Co Ltd, pour ajouter à la controverse politique ciblant le ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, lâché par ses pairs au sein du gouvernement sur le projet de Heritage City.
« Madam Speaker, I put my private Notice Question to the Minister of Finance because he is responsible for Highlands Project and SLDC Projects. I have been informed that the PNQ will be answered by the Still Minister Bhadain. I am not moving my PNQ », a déclaré Paul Bérenger à l’ouverture des travaux parlementaires du jour. Un moment de silence au sein de l’hémicycle avant que la tension ne monte.
La remarque de « poltron » lancée par Roshi Bhadain en direction du Front Bench de l’opposition devait mettre le feu aux poudres. La réaction ne s’est pas fait attendre.
Bhadain: To ene poltron. To pale poz to kestyon. To pale ekut réponse.
Baloomoody et Bhagwan (presque en choeur) : To ankor minis. Si to ena lamour prop to ti bizin demisione…
Bhadain: Ki fer to palé ekut réponse là…
Bhagwan : Ala mo pe dir twa, mwa mo pa Lutchmeenaraidoo mwa ; pa rod lamerdman ar mwa ; to pou kone.
Sur ce, la Speaker, Maya Hanoomanjee, devait intervenir pour calmer le jeu alors que la séance venait seulement de démarrer. La ministre de la Sécurité sociale, Fazila Dawreeawoo, entrant dans l’hémicycle presque au moment de ces incidents, a été des plus surprises par la séquence des événements. Alors que l’équipe d’Advisers affectés au ministère des Services financiers quittaient l’hémicycle, le leader de l’opposition s’amusait à lancer à leur égard « al lakaz ! Al lakaz ».
Le libellé de la PNQ était le suivant : « Par rapport au Highlands Project, le ministre des Finances peut-il obtenir de la State Land Development Co Ltd (SLDC) les informations suivantes : si des terres appartenant à la SLDC ont été transférées à la Heritage City Company Ltd, et dans l’affirmative, quand seront-elles retournées à la SLDC, si des fonds publics ont été utilisés pour le projet de Heritage City ou pour payer les honoraires de Stree Consulting, si une Letter of Engagement a été octroyée à Stree Consulting avec des obligations contractuelles, qui les consultants qui ont entrepris des tests géotechniques sur le site, et si la SLDC avait encouru ces mêmes frais et si BDO est engagée également dans ce projet ? »
Le leader du MMM compte revenir sur les dessous du Heritage City Project cet après-midi lors d’un point de presse. Il a signifié son intention de prendre pour cible principale Roshi Bhadain lors de son intervention face à la presse. Il n’a pas voulu en dire plus en quittant l’hémicycle pour rejoindre son bureau.
Le dossier Heritage City sera de nouveau évoqué lors de la prochaine réunion du conseil des ministres vendredi. Après le round d’explications visant à « clear des misunderstandings » suite au rapport de 22 pages du début de la semaine, le consensus qui se dégage est que pour Heritage City « game is over ». Toutefois, il reste la question des honoraires de 9,5 millions de dollars pour les consultants de Stree Consulting, représentant 2,55% du Project Cost contre une moyenne de 6 à 8%, au terme des délibérations du High Powered Committee du 4 août à la veille du conseil des ministres. . À ce jour, Stree Consulting a reçu la somme de Rs 900 000 et qu’en sera-t-il du reste des engagements financiers contractuels, la question reste en suspens avec le High Pow