C’est le judiciaire qui était à la une des préoccupations parlementaires cette semaine avec deux temps forts, la Private Notice Question d’Alan Ganoo sur le scandale qui secoue le judiciaire sur fond de Gamblegate et le Criminal Appeal (Amendment) Bill, texte controversé qui vise à donner au Directeur des Poursuites Publiques le pouvoir de faire appel des acquittements comme des condamnations, que ce soit aux assises ou ailleurs au cas où il y aurait “fresh and compelling evidence.”
La PNQ n’a débouché sur rien de particulièrement probant en dépit des détails fournis sur l’évolution de l’enquête en cours sur le Gamblegate et l’arrestation des secrétaires des juges Raffick Hamuth et Asraf Caunhye puisque le Premier ministre et le leader de l’opposition se sont accordés pour reconnaître et défendre l’intégrité du judiciaire.
Et c’est après que ses collègues ont évoqué des sujets litigieux comme les arbitrages privés, les problèmes pratiques du e-judiciairy avec les accusations du moment sur le hacking et l’emploi discutable de juges en fonction pour présider des enquêtes que le leader de l’opposition a souligné ce fait sans précédent dans les annales où la police doit mener une enquête sur le judiciaire qu’il a réclamé la mise sur pied d’une commission d’enquête présidée par un ancien juge britannique ou du Commonwealth pour se pencher sur le fonctionnement du judiciaire et faire des recommandations pour l’améliorer.
Navin Ramgoolam n’a pas totalement écarté cette option mais a demandé que l’on en finisse d’abord avec l’enquête en cours avant de prendre une décision en ce sens. Le chef du gouvernement a évidemment rappelé avoir été à la base de la nomination de la commission présidée par Lord Mackay et qui a abouti à un certain nombre de réformes dans ce secteur.