L’Anti-personnel Mines and Cluster Munitions (Prohibition) Bill a été voté hier, en l’absence des députés du MMM et du PTr. Ce projet de loi s’avère nécessaire étant donné que Maurice est signataire de la convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel et celle des Nations unies sur les bombes à sous-munitions. Le Premier ministre a souligné que Maurice adhère ainsi aux lois humanitaires internationales et se montre solidaire envers les pays affectés par les mines antipersonnel.
Les mines antipersonnel sont responsables de la mort de milliers de personnes à travers le monde, tandis que d’autres ont été blessées ou souffrent d’incapacités physiques, a fait ressortir le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Plus de 80 pays, incluant des pays africains, sont concernés par ce problème, a-t-il ajouté. Maurice a ratifié la Convention d’Ottawa en 1997. Cependant, ce n’est qu’en 2001 qu’une loi sur les mines antipersonnel a été votée.
Concernant les bombes à sous-munition, le Premier ministre a souligné qu’outre de faire de nombreuses victimes, elles peuvent être utilisées pour disperser des armes chimiques et biologiques. Il a aussi rappelé que la Convention sur les bombes à sous-munition dormait dans les tiroirs et que ce n’est qu’à son arrivée en décembre 2014 qu’il a fait le nécessaire. Il a souligné que le gouvernement s’engage pour la paix sur le plan national et international. Ce projet de loi, dit-il, a d’ailleurs été encouragé par des pays amis comme la France et la Zambie, ainsi que des organisations internationales comme la Croix Rouge et l’Union Africaine. « En adoptant cette loi, nous adhérons aux lois humanitaires internationales, dans un élan de solidarité envers les pays affectés par les mines antipersonnel, particulièrement envers les pays d’Afrique subsaharienne. Notre gouvernement soutient ainsi la paix et la sécurité en Afrique. »
Les mines antipersonnel, a ajouté SAJ, font non seulement de nombreuses victimes à travers le monde, mais se dressent comme une barrière au progrès socio-économique.
Outre les différentes provisions portant sur la restriction des mines antipersonnel, le projet de loi prévoit également un article sur la demande d’information. Si le ministre estime qu’une personne détient une information quelconque sur le sujet, il peut lui être demandé, en écrit, de transmettre ces informations dans un délai prescrit.