Xavier-Luc Duval, leader de l'opposition

Les sujets pour la Private Notice Question du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, pour la reprise des travaux de l’Assemblée nationale du mardi 16 se comptent sur les doigts de plus d’une main.

C’est le cas de le dire, même si, jusqu’ici, le leader du PMSD a préféré laisser aux seconds couteaux de son parti le soin d’animer les points de presse réguliers. Ainsi, il est difficile à ce stade de s’aventurer pour tenter d’établir dans l’ordre les sujets prioritaires pour la PNQ ou encore les sujets de préférence de Xavier-Luc Duval. Mais l’un des dossiers qui bénéficient d’un maximum de chances de se retrouver parmi les plus appealing pourrait être le projet de réforme du système électoral avec pour corollaire le financement des partis politiques.

Alors qu’il était Deputy Prime Minister dans le gouvernement, précédant celui de Piti-Papa, Xavier-Luc Duval avait présidé le comité ministériel sur la réforme électorale. Une PNQ consacrée à ce sujet est interprétée comme un « enterrement de première classe » du projet de réforme électorale compte tenu du fossé politique entre le gouvernement et les partis politiques. Ces échanges devront ouvrir le chapitre de blame game, avec chacun des dirigeants politiques concernés accusant l’autre de « mettre les bâtons dans la roue » de la réforme et le gouvernement tentant de « faire formellement le marketing politique de son projet politique. »

Toujours sur le plan de la démocratie, il y a encore le renvoi des prochaines élections villageoises devant être organisées vers la fin de l’année. Le gouvernement Piti-Papa ne prendra nullement pas de risques politiques d’aller affronter les électeurs des régions rurales, dont les résultats auront valeur de sondage grandeur nature à la veille des prochaines élections générales. L’opposition tentera de clouer au pilori le gouvernement pour ce de déni de pratiques démocratiques.

D’autre part, le dossier du rapport de la commission d’enquête sur la drogue pourrait se révéler un couteau à double tranchant. Lors de la présentation du rapport Rotin Bazar, Pravind Jugnauth s’était targué de dire qu’au moins une PNQ s’impose et qu’il aura des « révélations à faire. » Mais douze semaines après la publication du rapport, les données ont quelque changé, car le Premier ministre devra lutter à contre-courant pour justifier l’absence de bold decisions découlant du rapport ou encore les attaques venant des ténors du Sun Trust contre la commission d’enquête, en particulier l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen. Il y a encore sa prise de position en faveur de l’Anti-Drug and Smuggling Unit en dépit de la recommandation du rapport pour le remplacement de l’ADSU par la National Drug Investigation Commission qui continue à intriguer plus d’un.

L’épineux dossier de l’industrie cannière, avec la menace des petits planteurs d’abandonner la récolte en cours vu le prix payé par le Syndicat des Sucres de Devesh Dukhira, figure parmi les préoccupations de l’opposition. Faute de pouvoir faire l’objet d’une PNQ, le sucre sera évoqué lors de la tranche du Question Time en raison de ses ripple effects sur le plan socio-économique et également politique. L’ancien ministre de l’Agriculture du Parti Tavailliste Arvin Boolell est en position de sniper. Les sujets controversables et à rebondissements, allant de la telenova qu’est devenue la station de radiotélévision, la MBC, au calvaire quotidien des riverains sur le tracé du Metro-Express, sans compter les embouteillages, les recrutements en cette période préélectorale par le truchement des delegated powers de la Publc Service Commission et les dossiers de Samputh et de Choomka à l’Independent Commission Against Corruption représenteront autant de raisons pour la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, de reprendre à tue-tête son refrain « Order ! Order ! Order ! »