En dépit des réserves de certaines fédérations syndicales, le National Wage and Consultative Council Bill a été voté avec amendements hier. Le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, s’est félicité du « consensus » autour de ce projet de loi, affirmant avoir consulté toutes les parties concernées. Il a donné la garantie que le président du conseil sera recruté à travers un appel à candidatures et que les représentants syndicaux seront nommés d’après une liste fournie par les fédérations elles-mêmes.
Dans son « summing up », Soodesh Callichurn a répondu aux questions soulevées lors des débats sur le National Wage Consultative Council Bill. Il a d’abord précisé avoir eu des consultations avec toutes les parties concernées. « Il y a eu quatre rencontres avec les syndicats, dont l’une présidée par moi-même, avant la présentation du projet de loi. Ensuite, j’ai rencontré les fédérations individuellement pour écouter leurs points de vue. Nous avons finalement eu une grande réunion avec toutes les fédérations. Plusieurs de leurs propositions ont été retenues ».
Concernant la mise en place du conseil, le ministre a argué s’être aligné sur les recommandations du représentant de l’Organisation internationale du travail, François Eyraud. Il a également réfuté l’argument que les représentants du gouvernement seront en majorité sur le conseil. « Il y aura sept représentants du gouvernement, sept du patronat et sept des fédérations syndicales. Les autres sont des techniciens et advisory members ».
Au sujet des nominations, il a précisé que les représentants syndicaux seront nommés d’après une liste soumise par les fédérations elles-mêmes. Les sept fédérations les plus représentatives seront choisies. La double représentation ne sera pas autorisée. Le président du conseil, lui, sera recruté après un appel à candidatures. « J’avais déjà dit que le président ne sera pas impliqué dans la politique active. Je vais plus loin : le recrutement se fera à travers un appel public ».
Au cas où un ministre décide de ne pas mettre en pratique les recommandations du conseil, il devra s’en expliquer à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, le National Remuneration Board sera réformé. Les Remuneration Orders continueront à exister, mais seront adaptés au nouveau contexte. Soodesh Callichurn s’est aussi exprimé sur la proposition de Business Mauritius pour la révision du salaire minimum chaque année. « Pour des raisons pratiques, cela paraît difficile. Nous étudierons tout de même cette proposition ». Pour l’heure, il est plus probable que l’exercice se fera chaque cinq ans, comme le PRB.