Les échanges lors de la PNQ du leader de l’opposition, Paul Bérenger, portant sur le scandale de la contrebande de bois de rose en provenance de Madagascar, se sont déroulés dans une ambiance électrique cet après-midi. Dès son arrivée au sein de l’hémicycle, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait signalé à l’attention du député Alan Ganoo que « ena enn bom ». Le leader de l’opposition voulait dresser un bilan des différentes enquêtes initiées en vue de faire la lumière sur la contrebande de cette essence extrêmement rare et le commerce extrêmement lucratif du bois de rose.
Dès les premières phrases de sa réponse liminaire, Navin Ramgoolam allait jeter une véritable douche froide sur les parlementaires du MSM et de l’opposition. Il devait faire comprendre à la Chambre que les détails disponibles à ce jour confirment qu’il y a eu un appel téléphonique d’un ancien ministre en date du 27 mai 2011 à un ressortissant Mauricien S.U.S. Il a ajouté que les conclusions de cette affaire seront soumises au Directeur des poursuites publiques (DPP) à toute fin utile. À cette révélation, les membres de la majorité ont scandé en choeur « Bodha ! Bodha ! Bodha ! »
À des questions supplémentaires, le Premier ministre a soutenu que cet appel du 27 mai 2011 avait été fait sur un des téléphones officiels alloués à cet ancien ministre. Il a ajouté que jusqu’ici ceux concernés par cet appel n’ont pas été interrogés par la police mais qu’ils le seront en temps et lieu. Il s’est appesanti sur le fait que tout sera mis en oeuvre pour que la lumière soit faite sur cette trouble affaire de contrebande entre Madagascar et Maurice.
(Lire plus de détails dans l’édition du Mauricien de samedi matin)