C’est ce qu’on peut appeler une séance de haute sécurité. Sur terre comme au ciel. Thème qui était au coeur des préoccupations des élus. Tout a commencé avec Air Mauritius et la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition Alan Ganoo sur certains incidents dans lesquels les avions de la compagnie nationale ont été impliqués et qui a continué avec les questions sur la sécurité routière et les projets routiers comme ceux de Sorèze et de l’élargissement de l’avenu Tulipes à Quatre-Bornes. Comme à toutes les séances, il y a eu de francs moments de détente comme de chaudes poussées d’adrénaline entre élus des deux côtés de la Chambre.
Ce que l’on retient des échanges sur la PNQ, c’est qu’effectivement des avions de la compagnie nationale ont été confrontés à de graves incidents techniques, qu’il ont même dû recourir, dans l’urgence, à des pièces de rechange de seconde main. Et si Alan Ganoo a tenu à préciser que sa préoccupation est la sécurité et non pas de porter atteinte à l’image d’Air Mauritius, le Premier ministre, lui, a rassuré que la sécurité est une priorité absolue de la compagnie nationale d’aviation et qu’il faut tout faire pour ne pas ternir sa réputation.
Si Navin Ramgoolam s’en est tiré sans grande difficulté lors de la PNQ qui avait eu pour objectif apparent de rassurer les uns et les autres quant à la fiabilité des vols d’Air Mauritius en dépit des couacs inquiétants recensés ces derniers temps, il aura été franchement embarrassé par la question de Lysie Ribot sur la paralysie de la Commission nationale des Droits de l’homme.
Pas de rapport de 2008 à 2012 en dépit des dispositions de la loi, pas de promulgation des amendements apportés en 2009, donc pas d’opération réelle avec pour résultat que les doléances faites au Police Complaints Committee et à la commission progressent difficilement ou pas du tout. Le chef du gouvernement a, faute d’explications plausibles, déclaré que la loi avait été votée en 1998, est entrée en vigueur en 2001 et amendée en 2009 en attendant de trouver les oiseaux rares qui voudraient bien siéger dans la commission pour pouvoir être promulguée. Il devait montrer des signes d’énervement avec le feu roulant des questions de l’opposition sur cette inacceptable situation de paralysie de la Commission nationale des Droits de l’homme.