Le système informatisé du cadastre (LAVIMS) a fait l’objet de plusieurs questions de l’opposition hier en raison des dotations budgétaires qui lui sont accordées depuis six ans. Ce qui a même amené le député Adil Ameer Meea à parler de « trou sans fond ». Le ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun, a expliqué que ce système est nécessaire mais qu’il faut rehausser le logiciel et assurer la maintenance.
C’est le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, qui s’est d’abord intéressé à LAVIMS lors des débats sur les dotations budgétaires hier. Il a ainsi demandé ce qu’il est advenu de ce projet et s’il était complété. Showkutally Soodhun a expliqué que le système devait être rehaussé et que la maintenance devait également être assurée. Le logiciel, lui, doit être remplacé. D’où la raison pour laquelle une somme de Rs 40 millions est prévue dans le budget.
Adil Ameer Meea a alors voulu connaître la somme totale investie dans ce projet depuis son lancement, il y a sept ans. Showkutally Soodhun a eu quelques difficultés à se retrouver dans ses chiffres. Il a insisté une nouvelle fois sur la nécessité d’avoir un système informatisé du cadastre car, « des fois, on peut se retrouver avec deux personnes achetant le même terrain », poursuivant : « Personne n’est au courant si le terrain est vendu. Alors qu’avec le nouveau système, un notaire enregistré peut avoir accès aux données. »
L’acquisition des terrains sous la Compulsory Land Acquisition a aussi intéressé l’opposition. Adil Ameer Meea a ainsi voulu savoir si un budget était prévu pour les terrains se trouvant sur le tracé du futur métro. Ce à quoi Showkutally Soodhun a répondu par l’affirmative. Roshi Bhadain voulait, lui, savoir si des acquisitions ont déjà été faites dans la région de Quatre-Bornes, quelle était la superficie des terrains concernés et quelle somme a été payée. Showkutally Soodhun a répondu qu’il allait faire circuler les documents relatifs « bientôt ».
Rajesh Bhagwan a une nouvelle fois soulevé un point de droit, lançant à la Speaker que le fait de faire circuler des documents « ne doit pas être une excuse pour ne pas répondre » aux questions. Et de faire référence au nombre de fois que le Premier ministre a eu recours à cette réponse la veille, sans que rien ne circule par la suite. La Speaker a rappelé que lorsque les réponses sont trop longues, il est préférable de soumettre une réponse par écrit. Elle a demandé aux ministres concernés de faire le nécessaire « le plus tôt possible ».