Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, d’habitude un parlementaire très low profile, a passé une demi-heure littéralement infernale devant la pression exercée par des députés de l’opposition, que ce soit sur le dossier des heures d’ouverture des centres de jeunesse à travers l’île ou encore au sujet de la ligue semi-professionnelle de football. Acculé au sujet du rôle du ministère de la Jeunesse dans l’organisation des activités en faveur de la jeunesse dans les Youth Centres ou encore les heures d’ouverture de ces centres, Devanand Ritoo a été sifflé Off side dans le sens parlementaire.
Le mot qui a fait tout déborder est « communal », quand le ministre de la Jeunesse a accusé le leader de l’opposition, Paul Bérenger, de l’être. Ce dérapage devait mettre le feu aux poudres avec un virulent accrochage entre les deux principaux protagonistes et les autres membres présents au sein de l’hémicycle l’alimentant. La présidence de l’Assemblée nationale a eu les pires difficultés à maintenir le décorum pour la fin de la tranche du Question Time, soit entre 15 h 30 et 16 h 10 à la pendule de l’Assemblée nationale.
La Parliamentary Question subséquente inscrite au nom de Stéphanie Anquetil sur la nouvelle ligue semi-professionnelle de football n’a pas été de tout repos pour le ministre de tutelle. Ce dernier a annoncé le démarrage de ce championnat, engageant des « équipes d’antan » pour septembre prochain. L’opposition a mis en garde le ministre contre des risques de graves problèmes avec la FIFA avec la mise à exécution de ce projet. Pour sa part, la parlementaire de la majorité Stéphanie Anquetil a enquiquiné le ministre sur l’importance à être accordée au football féminin dans la conjoncture.
Deux autres dossiers ont également été traités en long et en large lors du Question Time, soir le sort à réserver à la Banque de Développement dans le cadre de projet de restructuration en cours et les projets d’infrastructure routière, dont l’abandon confirmé du Harbour Bridge. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, a annoncé que deux sociétés indiennes ont montré un intérêt particulier dans la nouvelle Micro and Small and Medium Enterprise (MSME) Bank alors que le député Rajesh Bhagwan a pris le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, à rebrousse-poil sur l’échec lamentable de la Road Development Authority (RDA) dans la protection des contribuables avec la mise à exécution de méga projets dans le domaine de l’infrastructure routière.
L’interpellation sibylline inscrite au nom du député du MMM Franco Quirin ne pouvait laisser prévoir un dénouement sous haute tension avec un Paul Bérenger des plus agressifs à l’encontre du ministre Ritoo pour le mot de trop. Avec la nouvelle politique en vigueur, les jeunes sont appelés à payer des fees de Rs 150 par heure pour tout usage de ces infrastructures après 18 heures. Répondant au député Quirin au sujet des heures de fermeture des centres de jeunesse à partir de 18 heures, le ministre devait faire comprendre que cette décision a été entérinée suite aux critiques du Directeur de l’Audit quant au paiement des heures supplémentaires à des fonctionnaires à cet effet.
« Rénovations? interminables »
Ritoo : Not all users are paying the fee. Ce paiement est imposé auprès des animateurs qui réclament des contributions financières auprès des participants, comme des séances de zumba. Ces fonds sont utilisés pour défrayer les dépenses encourues en termes d’heures supplémentaires et autres overheads. No participation fee, no fee imposed on the users.
Quirin : Puis-je exprimer le fait que je ne sois pas d’accord avec les explications données par le ministre au sujet des fees imposés comme pour des séances de zumba. J’ai en ma possession une correspondance du secrétaire permanent au ministère adressée à des responsables de centres de jeunesses et des entraîneurs au sujet du paiement pour l’usage des centres de jeunesse après 18 heures. La teneur de cette lettre-circulaire n’est pas du tout ce que le ministre veut nous faire croire. Est-il au courant de l’existence de cette correspondance ?
Ritoo : Je concède ce fait. Mais nous avons révisé cette décision par la suite. Aucun frais n’est réclamé, sauf auprès des organisateurs de séances d’activités contre paiement des participants.
Quirin : Peut-on savoir si le ministère a émis une autre lettre-circulaire destinée aux entraîneurs en vue de rectifier le tir à ce sujet ?
Ritoo : Ils n’ont qu’à signer un undertaking avec les officiels au sujet des activités prévues.
Gungah : Le ministre peut-il donner les raisons pour lesquelles aucune activité n’est organisée au centre de jeunesse d’Anse-La-Raie ?
Ritoo : Ce centre est actuellement en rénovation.
Bhagwan : Mais le ministre est-il conscient d’un problème au niveau des centres de jeunesse dans notre circonscription, notamment à Barkly et à Mont-Roches. Il y a une confusion. Les jeunes ne sont pas au courant du changement de décision.
Ritoo : Nous avons revu la décision?
Quirin : Mais le ministre est-il au courant que depuis un an, le centre de jeunesse de Barkly ne fonctionne pas ? Ce sont des rénovations interminables ?
Ritoo (cachant difficilement son agacement) : Je suis surpris par cette déclaration. On ne peut venir dire que le centre ne fonctionne pas depuis un an?
Lesjongard : Est-il compatible de voir un centre de jeunesse opérer dans un centre social comme c’est le cas à Ciré-La-Cure ?
Ritoo : This is a temporary measure.
Ribot : N’est-il pas un fait indéniable que les centres de jeunesse sont fermés à 18 heures, zumba ou pas zumba ?
Ritoo : On ne peut laisser ces centres de jeunesse ouverts s’il n’y a pas d’activités. Des arrangements doivent être faits au préalable avec les responsables.
Labelle : Dois-je comprendre que les Sport Officers ne proposent aucune activité aux jeunes dans ces centres après 18 heures.
Ritoo : Il n’y a pas de Sport Officers. Il y a des Youth Officers?
Ribot : Mais le ministre est-il au courant que les jeunes, qu’ils fréquentent encore les collèges ou qu’ils travaillent, sont rarement disponibles avant 18 heures pour participer à des activités?
Ritoo : Les Youth Centres peuvent rester ouverts jusqu’à 21 heures au cas où des activités sont prévues. Ce n’est pas à moi de venir organiser des activités pour des jeunes. Cette responsabilité relève des jeunes?
Bhagwan : And the minister is responsible for Youth and Sports. C’est à son ministère qu’échoit la responsabilité de préparer ces activités?
À ce stade, le ton des échanges est monté crescendo entre les députés de l’opposition et le ministre Ritoo.
Ritoo : La responsabilité relève des jeunes eux-mêmes?
Bérenger : Shame ! La honte pou enn minis de la zenes?
Ritoo : Bouche ou labous?
Bérenger : Get so latitud enn kout?
Ritoo : Zot ki konn tout?
Bérenger : Zot bon pou fer kominal, batchara?
Ritoo : Twa ki kominal?
Cette remarque du ministre a pour résultat de faire monter la tension d’un cran au sein de l’hémicycle.
« Des courtiers ?sont à l’oeuvre »
Bérenger : Twa ek ti bann fédérations fictives…Mank enn tigit to pa ti pou eli. To sap lor kouto ek to vinn dir Paul Bérenger kominal.To enn la honte pou la zenes?
Le Deputy Speaker tente en vain ramener un semblant de discipline. Ses appels à l’ordre tombent dans l’oreille des parlementaires sourds? Mais nullement muets.
Bérenger : Ramgoolam li mem inn dir so nat dan kou de vent dan No 5. To pou kone. Sa reprezant la zenes?
Bhagwan : Li enn pourri sa?
L’interpellation supplémentaire d’Alan Ganoo a pour effet de calmer les ardeurs à l’Assemblée.
Ribot : Je voudrais savoir quel est le rôle des Youth Officers si les jeunes doivent organiser des activités ?
Ritoo : Ils ont d’autres activités. Ils sont engagés dans des programmes de Youth Leadership, de Life Skills, d’entrepreneuriat jeunesse du Duke of Edinburg Award.
L’interpellation de la parlementaire de la majorité Stéphanie Anquetil au sujet de la ligue semi-professionnelle de football devait remettre le ministre Ritoo sur les charbons ardents de l’opposition. Dans sa réponse liminaire, le ministre a avancé qu’avec la promulgation de la Sports Act en janvier dernier, des consultations ont été engagées avec les représentants de la MFA, des anciens clubs de l’élite du football et des professionnels en la matière.
Ritoo : Après une analyse approfondie, la mise sur pied d’un Apex Body en association avec les entreprises dans le privé constitue l’approche la plus appropriée pour l’organisation de cette ligue semi-professionnelle, de la billetterie de même que les droits de transmission des matches de football. Nous nous penchons sur la formule d’opération et les critères de qualification pour intégrer cette ligue semi-professionnelle.
Anquetil : Le ministre peut-il expliciter la politique de son ministère pour promouvoir le Gender Football ?
Ritoo : Mon ministère fait déjà beaucoup en matière de promotion du football féminin. Cette dernière activité est une des priorités du ministère même si ce n’est pas au niveau semi-professionnel?
Quirin : Le ministre peut-il confirmer s’il a déjà eu le feu vert de la MFA dans le cadre de ce projet de football semi-professionnel ?
Ritoo : Des représentants de la MFA, y compris le président, participent aux séances de travail. They are agreeable.
Uteem : Dois-je comprendre que dorénavant dans le domaine du football il y a deux organisations, soit la MFA pour le football non-professionnel et un autre pour le semi-professionnel ? La FIFA a-t-elle donné son accord à ce sujet ?
Ritoo : C’est une association de clubs de football semi-professionnel. La MFA s’occupera de la ligue de football alors que les clubs semi-professionnels seront associés à la MFA, qui aura la responsabilité d’émettre des licences aux joueurs. Ces clubs auront à trouver des sponsors avec une contribution de Rs 1 million?
Anquetil : Peut-on savoir quand démarrera ce projet ?
Ritoo : Je ne peux que donner une indication car la constitution des équipes prend du temps ; probablement en septembre 2014.
Bhagwan : Quelle est la réaction de la FIFA à ce projet ?
Ritoo : Le président de la MFA est présent lors des réunions?
À ce stade, le ministre Hervé Aimée, auteur d’une remarque à peine audible de la galerie de la presse, est ramené à l’ordre par le Deputy Speaker, Pradeep Peetumber. Le leader de l’opposition intervient en affichant un mood taquin.
Bérenger : Le pe passe siro li…
Aimée : Dernie dimounn mwa pou pass siro?
Bhagwan : Les points de vue de la FIFA ont-ils été sollicités ?
Ritoo : Nous n’avons pas à contacter la FIFA. La MFA est représentée dans des réunions.
Bérenger : Après ce qui vient de se passer, je ne comptais pas adresser la parole au ministre. Mais je le ferai for the record. Il veut nous faire croire que la MFA représente la FIFA. Récemment, nous avons eu des problèmes avec la FIFA suite à des décisions du précédent ministre des Sports. Avec ce nouveau projet, la MFA émettra des licences des joueurs. Il se comporte comme le propriétaire de la MFA. There is big problem ahead…
Ritoo : Il n’y a aucun problème. La MFA est présente lors des réunions. Voyez le cas en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne avec la Barclays Premier League.
Bhagwan : Peut-il nous dire qu’avec la constitution des équipes, il y a des courtiers qui sont à l’oeuvre?
Ritoo : I have not heard of any courtier?
Bhagwan : To pa kone ki sannla sa ?
Partenaire ?stratégique
À la question de Pravind Jugnauth, le ministre n’a aucune objection pour rendre publics les procès-verbaux des réunions et l’actionnariat des clubs. Il a fait comprendre au député Adil Meea que les « anciens clubs dits communaux » ont été contactés dans le cadre de ce projet et que seule l’équipe de la Police est en mesure d’aligner des joueurs. Tel n’est pas le cas pour les autres équipes.
Bancs de l’opposition : Enn sel lekip !
En conclusion à ces échanges, le député Quirin a fait un plaidoyer au ministre des Sports pour qu’il abandonne ce projet, qui risque de porter préjudice aux efforts des équipes régionales de la présente ligue de football.
En début de séance du Question Time, le vice-Premier ministre et ministre des Finances a balisé le programme d’actions en vue de la restructuration de la Banque de Développement (BDM). Répondant à une interpellation de Kee Cheong Li Kwong Wing, porte-parole de l’opposition sur le dossier économique et des finances, il a révélé qu’à la fin de décembre, le personnel de la BDM était de 252 employés avec une masse salariale de Rs 122 millions.
À la même période, la BDM avait déboursé des prêts pour un montant de Rs 392 millions en faveur de 3 688 bénéficiaires avec une outstanding balance de Rs 366 millions au 31 décembre dernier. « None of these loans has been written off », devait-il souligner.
Xavier-Luc Duval a soutenu que le projet de restructuration de la BDM en vue de la transformer en une institution sous le contrôle de la Banque de Maurice avec pour but de financer des opérations dans le secteur des Micro, Small and Medium Enterprises, enclenché en septembre 2012, est voie d’exécution.
« Following the recommendations of the consultant in February 2013, government decided that a new MSME Bank should be set up with the good loans portfolio of DBM and that the search of a strategic partner that would bring in fest capital and greater expertise and technical know-how in catering to the financial needs of the MSME sector should be started. Such a strategic partnership is expected to provide a one-stop shop solution for MSMEs and bridge the unmet needs of the sector », s’est appesanti le Grand Argentier, qui a ajouté que le gouvernement agira sur la base des recommandations finales du consultant.
Li Kwong Wing : En attendant, la BDM continue à accumuler des pertes. Y a-t-il eu des injections de capitaux ?
Duval : Aucune injection. Le fait connu est que la BDM avait essuyé des pertes substantielles en 2012 et nous attendons la publication des comptes pour 2013.
Li Kwong Wing : Quant aux liabilities, peut-on connaître le montant des dépôts des petits épargnants ? Quel est le montant des placements institutionnels, notamment ceux du NPF ?
Duval : Je ne crois pas qu’il est du mandat de la BDM de prendre des dépôts des petits épargnants. Pour le NPF, le montant est de Rs 2,3 milliards. These deposits are one of the issues clogging the BDM.
Li Kwong Wing : La BDM détient des avoirs sous forme de terrains et d’immeubles. Combien ont été vendus par la BDM ?
Duval : Bien sûr, la BDM a eu à réaliser une partie de ses avoirs pour honorer ses engagements contractuels. Si l’honorable vient avec une interpellation spécifique, volontiers, je lui répondrai.
Baloomoody : Que se passera-t-il avec les membres du personnel dans le cadre de cette restructuration ?
Duval : There is no final decision yet. None of the staff will be made redundant. Déjà, un programme de VRS existe. No one will be retired forcibly… Des déploiements sont envisagés dans la nouvelle institution financière, dans l’actuelle BDM ou encore dans le service civil.
Uteem : Le vice-Premier ministre et ministre des Finances a fait état d’un partenaire stratégique ? Qu’en est-il de cette démarche ?
Duval : La firme Deloitte travaillant de concert avec Deloitte India a déjà initié des démarches sur le plan international pour identifier le partenaire stratégique. Deux consortiums en Inde ont signifié leur intérêt dans le projet. L’un est un partenaire commercial et l’autre un opérateur dans le secteur des PME. Mais nous avons deux problèmes majeurs à régler, soit le coût de lever des fonds avec la BDM contractant des emprunts à des intérêts de 8 % alors que le coût pour les institutions bancaires est de 4 %. C’est une des faiblesses structurelles de la BDM. L’autre problème concerne la gamme des services offerts. La BDM doit être en mesure d’élargir cette panoplie pour inclure le Discounting of Bills, des garanties bancaires et des découverts bancaires.
Problèmes ?structurels
Bérenger :
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances peut-il révéler la composition de l’actionnariat ? Le gouvernement détiendra-t-il une participation majoritaire ? Voyez ce qui s’est passé avec la MPCB, que nous avions mise sur pied alors que nous étions au gouvernement entre 2000 et 2005. La MPCB avait précisément pour objectif de soutenir le secteur des PME. We know what has happened unfortunately. Is it going to go the same way as the MPCB ?
Duval : Dans ce projet, nous aurons besoin d’une institution avec une expérience dans le domaine des micro, petites et moyennes entreprises avec une prise de participation d’au moins 50 % ; le gouvernement ne prendra pas les 50 % otherwise we would end up with a para-statal. This is not the intention of government.
À une interpellation supplémentaire du député Uteem réclamant que la recherche de partenariat stratégique ne soit pas limitée à l’Inde mais s’étende également à l’Afrique du Sud, Xavier-Luc Duval n’a trouvé aucune objection à cette idée.
Li Kwong Wing : Les pertes accumulées et des coûts élevés de financement sont autant de facteurs confirmant les problèmes structurels de la BDM. C’est un instrument de préférence allant dans le sens de la démocratisation de l’économie qui est engagé dans la voie de la privatisation. Un échec d’une institution mise sur pied par le Parti travailliste pour venir en aide aux petits entrepreneurs et agriculteurs ?
Duval : It is quite the contrary what the Honourable Member is saying. (À ce stade de sa réponse, il souligne que le bon comportement de Maurice dans des indices économiques sur le plan international s’explique principalement par la politique d’accès aux crédits) Au cours de ces trois dernières années, nous avons mis Rs 3 milliards à la disposition des petits entrepreneurs. Très bientôt, nous allons procéder au lancement d’un projet cher au ministre Seetaram, a loan without guarantee. As you can see, it is quite the contrary.
Ganoo : La première fois que le projet d’une banque pour les PME a été mentionné a été dans le discours du budget du vice-Premier ministre en 2011. Nous comprenons que c’est une tâche qui prend du temps à se concrétiser. Peut-il révéler quand ce projet sera une réalité ?
Duval : The 2011 budget was read by Honourable Pravind Jugnauth. It must be 2012. It takes some time. I would hope in the next six months.
Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo a été de nouveau sollicité lors du Question Time après la PNQ. Le coût du projet de la route Terre-Rouge/Verdun a été de l’ordre de Rs 2,8 milliards avec Rs 546,3 millions représentant des coûts additionnels pour les prix des matériaux et de la main-d’?uvre, Rs 232,4 millions pour des travaux additionnels, Rs 135 millions pour des travaux suite à des glissements de terrain sur le site. Avec la reduced scope des travaux, une somme de Rs 63,5 millions a été économisée. Mais ces travaux seront exécutés sous un autre contrat.
Bhagwan : Avec la PNQ dans la matinée, nous avons constaté que la responsabilité de la Road Development Authority était engagée. Il en est de même pour le projet de Terre-Rouge/Verdun. La RDA a laissé passer des milliards. La RDA a échoué lamentablement dans sa mission de protéger les contribuables dans des méga projets. It is high time to take a karcher and clear all the mess of the RDA ?
Speaker : This is not a question. This is a statement…
Bachoo : Comme je l’ai dit dans la matinée, dans des méga projets, la RDA se contente du rôle d’un employeur avec le recrutement de consultants. C’est comme si vous construisiez une maison et faisiez appel à des contracteurs. Prenons les autres projets de moindre envergure, comme les by-passes que ce soit à Triolet ou à Saint-Pierre, avec la RDA se voyant confier les travaux, le travail est effectué dans la satisfaction. Malheureusement, pour les méga projets, avec le financement des agences internationales, des consultants étrangers doivent être impérativement recrutés par voie d’appel d’offres.
Dans un autre volet, Anil Bachoo s’est montré hésitant à confirmer formellement que le projet de Harbour Bridge a été abandonné de même que le projet d’introduction du péage. Il a tout simplement ajouté que le Road Decongestion Programme subit actuellement un toilettage et qu’incessamment des décisions seront annoncées à ce sujet.
Anil Bachoo a confirmé des dépenses initiales et inutiles de Rs 197 millions pour le projet abandonné de Harbour Bridge.