Le suspect Bernard Maigrot, qui est accusé d’homicide, acte qu’il aurait commis sur la personne de Vanessa Lagesse, a comparu hier devant le juge Benjamin Marie-Joseph, qui présidait la Cour d’Assises. Il devra revenir devant l’instance criminelle de la Cour suprême le 16 janvier prochain.
Hier, le représentant de la police a informé le juge que tous les documents réclamés par la défense lui ont été fournis. Ce qu’a admis l’avocat de l’accusé, qui a demandé du temps pour étudier ce volumineux dossier et préparer la défense de l’inculpé.
Rappelons que c’est le 10 mars 2001, soit il y a plus de douze ans, que Vanessa Lagesse a été retrouvée morte dans sa baignoire, dans son bungalow à Grand-Baie. Bernard Maigrot avait par la suite été appréhendé par la Central Investigation Division (CID) de Curepipe, alors dirigée par l’ancien surintendant de police Prem Raddhoa. Après son arrestation, le suspect avait été incarcéré au poste de police de Midlands, avant de retrouver la liberté provisoire le 6 juillet 2001.
Le magistrat Azam Neerooa avait déféré Bernard Maigrot aux Assises, à la suite d’une enquête préliminaire qui s’était déroulée en Cour de Mapou. Mais le 2 juin 2008, le DPP d’alors, Me Gérard Angoh, avait accordé un non-lieu à l’accusé.
Toutefois, le 23 mai 2011, Bernard Maigrot était à nouveau arrêté : le bureau du DPP a décidé de rouvrir l’enquête. Il a été par le suite relâché sous caution.
La décision du DPP a été motivée par la réception de nouveaux rapports scientifiques provenant de l’étranger. En effet, les autorités compétentes ont confié à des laboratoires étrangers, qui sont certainement plus pointus en science politico-médicale, certaines données dont elles disposaient depuis l’enquête menée par la police au début de l’affaire.