Le procès intenté à Kaviraj Lutchmun pour le meurtre de sa belle-mère, Amrita Chatardharry, en février 2010, a été entendu aux Assises hier. Initialement poursuivi sous une charge de “murder”, l’homme a plaidé coupable d’une charge réduite de “manslaughter”. Il avait déclaré à la police qu’il avait tué sa belle-mère « pour sauver son mariage ». Il entretenait une liaison avec la victime et cette dernière menaçait de tout révéler à sa femme.
Parmi les témoins entendus hier, le chef du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a indiqué que, vu l’état du cadavre, il avait été difficile de l’identifier. Le médecin légiste avait en effet reçu le corps de la victime dans quatre sacs différents. Il ne restait que les os et, selon le Dr Gungadin, le crime aurait pu avoir été commis six mois auparavant. Dans ces conditions, a-t-il souligné, il s’est révélé difficile de faire un “DNA matching” pour l’identifier.
L’enquête policière prend sa source des confessions de Kaviraj Lutchmun. Amrita Chatardharry était portée disparue depuis un bout de temps et des proches soupçonnaient son beau-fils. Après six mois, Kaviraj Lutchmun, mécanicien habitant Phoenix, devait admettre avoir tué sa belle-mère avant de la découper en morceaux. Le crime avait été commis le 17 février 2010.
L’accusé avait déclaré à la police que sa belle-mère lui faisait des propositions indécentes depuis que son épouse était enceinte. Le jour du drame, il était chez sa belle-mère et s’était laissé tenter par ses avances. Mais, ayant peur qu’elle l’accuse de viol devant sa fille ou des proches, il l’avait ensuite conduite dans un champ de cannes, non loin de la zone industrielle de Phoenix, où il l’a étranglée. Par la suite, il a découpé le cadavre et enterré les différentes parties du corps à divers endroits sur la berge d’une rivière, à Cinq-Arpents. Il a ensuite recouvert une partie du corps de béton et de terre, dans le champ de canne.
Une dizaine de témoins ont été assignés dans cette affaire. S’adressant à la cour hier, Kaviraj Lutchmun a imploré la clémence, soutenant qu’il regrettait son acte et qu’il voulait une deuxième chance dans la vie. Le juge Benjamin Marie-Joseph a réservé sa sentence.