Agathe Lawson, Country Director du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a observé que « Mauritius did the best » concernant l’implémentation des recommandations de la Conférence du Caire sur la famille en 1994. Elle est d’avis que « Mauritius has everything to be able to develop a strong family code ». Elle intervenait, mercredi, à la fermeture des Assises de la famille qui ont eu lieu pendant trois jours, au Domaine les Pailles. La ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la Famille, Mireille Martin, devait quant à elle soutenir que les recommandations émanant de ces assises serviront à façonner l’île Maurice de demain.
Agathe Lawson a observé qu’à travers le monde, les sociétés sont en mutation rapide et que les défis auxquels fait face l’institution familiale sont les mêmes partout. D’où la tenue, en 1994, de la conférence internationale sur la famille. « Mauritius has been the best in the implementation of the recommendations of the Cairo conference. Mauritius has taken the lead in starting early to what we wanted the family to be », dit-elle. Cependant, la mise en place des structures nécessaires pour l’implémentation de ces recommandations a aussi des conséquences sur les familles, comme une baisse au niveau de la fertilité et de la procréation. « We need to rethink about the family », dit-elle.
Indiquant que l’UNFPA travaille en étroite collaboration avec le ministère du Bien-être de la famille, Agathe Lawson devait énumérer les différents projets réalisés conjointement. Elle souhaite pouvoir continuer sur cette lancée et estime que Maurice a tout pour pouvoir développer « a strong family code ». Cependant, poursuit-elle, on ne pourra pas atteindre les objectifs « if we don’t take men onboard ». Elle dit attendre avec impatience le rapport que devra soumettre le consultant Ibrahim Koodoruth très prochainement.
Mireille Martin a promis de faire parvenir une copie de ce rapport à la directrice de l’UNFPA dès qu’il sera prêt. Elle a remercié les participants qui, dit-elle, ont apporté leur contribution pour aider le gouvernement à comprendre la famille, les responsabilités de ses membres et les défis qui la guettent. La ministre a énuméré les différents thèmes abordés par les participants durant ces trois jours, affirmant que « ce que nous faisons aujourd’hui protégera la famille de demain ». Ces assises, dit-elle, sont le fondement du développement de la famille durable à l’avenir et par conséquent, d’une nation forte.
Ibrahim Koodoruth devait, lors de son intervention, affirmer que ces assises étaient l’occasion pour les partenaires travaillant pour le bien-être de la famille de partager leurs expériences et points de vue sur le sujet dans le but de promouvoir « a healthy family likely to cater for all the needs of its members ». Les thèmes abordés ont été décidés en collaboration avec le ministère de tutelle.