Poursuivi pour le meurtre de sa tante Foolwantee Jawaheer, Kiran Raj Bundhoo a plaidé coupable devant la Cour d’assises. Le juge Prithviraj Fekna, après avoir étudié les mitigating factors pour la sentence, a condamné cet habitant de Quatre-Soeurs à 13 ans de réclusion criminelle.
Kiran Raj Bundhoo, accusé de manslaughter sous les articles 215 et 223 (3) du Code Pénal, a plaidé coupable d’avoir tué sa tante Foolwantee Jawaheer, née Juggarnauth. Ce peintre habitant Quatre-Soeurs a été condamné hier à 13 ans de servitude pénale par le juge Prithviraj Fekna siégeant à la Cour d’assises. La poursuite était représentée par le Senior State Counsel Me Pravind Harrah.
Selon les dépositions données à la police, Kiran Raj Bundhoo a affirmé être sain d’esprit et qu’il vit en concubinage avec une femme. Il a raconté qu’au moment de l’incident, en date du 30 mars 2007, il ne trouvait aucun emploi alors que sa compagne était enceinte. Sa tante, veuve de son oncle, vivait à Pellegrin Road Sébastopol et celle-ci savait que son neveu avait des difficultés financières. Elle avait proposé de l’aider s’il en avait besoin.
Kiran Raj Bundhoo a expliqué que le jour du meurtre, il avait décidé tôt le matin d’aller voir sa tante pour lui demander Rs 3 000. Chez elle, ils devaient discuter pendant environ deux heures avant que celle-ci ne lui serve le déjeuner. Foolwantee Jawaheer lui a expliqué qu’elle n’avait pas d’argent pour le moment. Elle a également reproché à l’accusé de ne pas s’être marié en lui rappelant qu’il vivait toujours en concubinage avec une femme.
Vexé par les propos de sa tante, il dit avoir quitté la table et son assiette avant d’aller se laver les mains à l’arrière de la maison mais sa tante le suivait en lui faisant des remarques sur sa compagne. Une dispute devait éclater et il a pris une serviette avec sa main droite pour l’étouffer. Avec sa main gauche il a étranglé sa tante en exerçant une pression constante sur le cou de celle-ci qui essayait de se débattre. Quand il l’a enfin lâchée, Foolwantee Jawaheer est tombée mais respirait toujours.
Le meurtrier a décidé d’achever la victime, ne voulant pas qu’elle parle et porte plainte à la police. Il lui a donné plusieurs coups de pied au ventre pour la tuer. Il a alors tenté de maquiller le meurtre en posant le corps inanimé de sa tante sur le lit. Il a également fait main basse sur une chaîne en or pour la vendre.
Le juge Fekna a statué qu’il y a quand même quelques éléments à retenir dans l’histoire de l’accusé avant de décider de la sentence appropriée. La victime a touché un point sensible quand elle a parlé de la vie de son neveu et du fait qu’il vivait en concubinage. L’accusé avait essayé d’éviter le conflit sur ce sujet qui le dérangeait au plus haut point en sortant mais sa tante l’a suivi en continuant de lui faire des reproches. La Cour a conclu qu’il a perdu son sang-froid et que pris par un accès de colère, il a commis l’irréparable.
Il y a aussi le besoin d’argent alors que la femme avec qui il vivait était enceinte à ce moment-là. Le juge Fekna a soutenu que « when we add to this the responsibility of a woman and of a forthcoming child, the accused would have been in an understandably fragile frame of mind ». L’avocat de Kiran Raj Bundhoo, Me Jean-Claude Bibi, a fait ressortir que son client a coopéré avec la police depuis le début et a plaidé coupable à la charge reprochée, faisant gagner un temps précieux aux Assises.