Accusé d’avoir importé 1 149 grammes d’héroïne le 17 octobre 2006, le Sud-africain Pieter Goossen a plaidé coupable mercredi. La juge Saheeda Peeroo siégeant en cour d’assises l’a condamné ce matin à 24 ans de servitude pénale. Deux tiers de son temps passé en détention préventive seront déduits de sa sentence, soit environ trois ans et demi. La valeur de la drogue saisie s’élève à plus de Rs 11 millions.
La Cour d’assises s’est prononcée ce matin dans l’affaire d’importation de 1 149 grammes d’héroïne le 17 octobre 2006. Le Sud-africain Pieter Goossen (âgé de 58 ans) avait plaidé coupable à l’accusation d’importation mercredi et a été ce matin condamné à 24 ans de servitude pénale. La juge Saheeda Peeroo a toutefois statué que les deux tiers du temps passé en détention préventive seront déduits de la sentence. L’accusé a été on remand pendant environ 63 mois. Il obtient donc une réduction d’environ trois ans et demi. La valeur de la drogue est estimée à plus de Rs 11 millions.
Le Bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) représenté par le state counsel Me Shakeel Bhoyroo a appelé une dizaine de témoins à la barre. Le Customs Officer Rohan a assuré que « no one tampered » avec la drogue. Il a également été cherché personnellement le rapport du Forensic Science Laboratory (FSL). Il a raconté que l’accusé est arrivé à bord d’un avion en provenance de Johannesburg avec un sac en cuir noir à la main.
Onze sachets contenant de l’héroïne y été cachés. Le rapport FSL, daté du 23 octobre 2006, a déterminé que la pureté de la drogue était de 68 %. Le FSL Officer Beeharry, appelé à la barre des témoins, a souligné que « la pureté de l’héroïne sur le marché est d’environ 5 % ». La drogue saisie était environ 13 fois supérieur à celle trouvée sur le marché local.
L’inspecteur Seebaluck de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu), un des main inquiry officers dans cette affaire, a déclaré que Pieter Goossen a « fully cooperated » avec la police. L’accusé a fourni des détails sur le trafic de drogue. Il a fourni aux autorités des numéros de téléphones de ses contacts. Les numéros ont été vérifiés par la police mauricienne.
Ce technicien dans la télécommunication dit avoir été approché par un Nigérian prénommé Mike, qui lui a proposé de travailler comme passeur. Pieter Goossen a une première fois hésité et a demandé au Nigérian du temps pour réfléchir à la proposition. Il a toutefois soutenu qu’il était au chômage et devait trouver de l’argent au plus vite. Il a téléphoné au Nigérian pour accepter sa proposition. Le dénommé Mike lui a alors présenté à un certain Jackson, qui serait le chef du business.
Après la fermeture du procès de la poursuite, l’avocat de Pieter Goossen, Me Nawshad Malleck, a appelé son client à témoigner sous serment. Il a expliqué avoir un cancer et qu’il a besoin de traitements. Il a souligné qu’il regrettait son geste mais ne trouvait aucune autre alternative à l’époque car il devait payer un loyer. Il a imploré la clémence de la Cour pour pouvoir un jour retourner dans son pays.
Lors du contre-interrogatoire, Pieter Goossen a soutenu qu’il était conscient du mal qu’aurait engendré cette drogue. Il s’est aussi dit prêt à témoigner contre d’autres personnes impliquées dans cette affaire si l’État le lui demande.