La Banque africaine de Développement (BAD) a accordé une subvention de Rs 57 millions à Maurice pour le financement de l’assistance technique au Regional Multidisciplinary Centre for Excellence (RMCE) basé localement. Cette enveloppe qui provient des fonds destinés aux pays à revenus moyens s’étalera sur la période 2015-2017.
L’aide accordée par la BAD servira au renforcement des capacités du RMCE en matière d’élaboration de programme de développement, de marketing et d’outils de mesure de performance ainsi que dans le partage de connaissances, de concrétisation de partenariats.
Les ressources financières de la BAD aideront également dans la mise en place d’un partenariat solide avec le RMCE afin que ce dernier puisse proposer des programmes de développement des capacités aux pays africains. Ces programmes doivent déboucher sur l’intégration économique régionale à travers une focalisation sur le dialogue secteur public-secteur privé et sur des échanges de techniciens ou d’experts pour une amélioration de performance. La BAD souhaite également que son assistance serve à la formation des décideurs en Afrique afin que l’environnement commercial et le cadre régulatoire des affaires soient améliorés.
« The grant will furthermore position Mauritius as a knowledge hub for the region », indique le ministère des Finances. Une mission de la BAD sera à Maurice du 19 au 23 janvier 2015 pour évaluer le projet de renforcement des capacités du RMCE.
Les subventions prévues sous le programme destiné aux pays à revenus moyens sont en ligne avec le document stratégique préparé par la BAD pour Maurice. Ce document qui couvre la période 2014-2018 prend en compte le positionnement stratégique de Maurice en tant que hub tourné vers le continent africain.
L’aide de la BAD est signe de la reconnaissance accrue, par les partenaires du développement internationaux, du rôle crucial que Maurice peut jouer en Afrique notamment à travers le partage d’expérience et de savoir-faire, le transfert de compétences et de technologies en vue de susciter des réformes dans l’environnement des affaires, les échanges commerciaux et le secteur des services financiers.