Un différend oppose actuellement Bharun Teeroovengadum, président de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB), et Guito Lepoigneur, entraîneur de l’équipe féminine d’Azur SC. La raison de ce différend demeure le poste d’assistant entraîneur de la sélection féminine en vue des prochains Jeux des îles. Tant et si bien que, alors que les entraîneurs nationaux devraient signer leur contrat d’ici à la semaine prochaine, Guito Lepoigneur a déjà pris contact avec ses hommes de loi.
Dans un courrier adressé à Bharun Teeroovengadum lundi dernier, l’entraîneur d’Azur SC tient à lui rappeler ses propos tenus lors de deux rencontres avant le départ du président de l’AMVB pour le Botswana en vue des Jeux d’Afrique de la Jeunesse. Ses propos étaient donc à l’encontre du programme établi par Lindsay Wilson, entraîneur de la sélection féminine, et le fait que ce dernier n’avait effectué aucun rapport suite à l’élimination de cette sélection face aux Seychelles lors du tournoi qualificatif continental. « Vous étiez d’accord avec les critiques que j’avais faits dans le quotidien l’express », ajoute-t-il.
Guito Lepoigneur souligne que lors de la seconde rencontre, le président de l’AMVB lui avait confirmé son accord pour qu’il apporte son soutien à la présélection et qu’il en parlerait à son comité directeur. Alors que Bharrun Teeroovengadum se trouvait au Botswana, il s’est dit « surpris » de voir son nom publié dans Le Mauricien en tant qu’assistant-entraîneur national sans qu’il n’en soit averti. Par la suite, il a contacté le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, et le desk-officer, Dev Auchoybur, qui l’ont confirmé que son nom avait été expédié par le président de l’AMVB. Reste qu’un membre de l’AMVB lui a fait comprendre que cette question n’a jamais été évoquée au sein du comité directeur.
Guito Lepoigneur fait ensuite ressortir que tout contact a été coupé depuis le retour du Botswana. Le président de l’AMVB n’a pas tardé à réagir, à travers un courrier expédié dès le lendemain. Il tient d’emblée à faire remarquer qu’il a eu une réunion avec Devanand Ritoo et le chef de cabinet au MJS, Dev Phokeer, et que ces derniers n’ont à aucun moment évoqué ce poste d’assistant-entraîneur national à être attribué à Guito Lepoigneur.
De plus, Bharrun Teeroovengadum maintient qu’aucun document officiel émanant de l’AMVB n’a été expédié au MJS concernant cette nomination. Dans la foulée, il mentionne le fait que Guito Lepoigneur et son gendre, Vivian Imbert, à l’époque président d’Azur SC, devront bientôt être présents à un comité disciplinaire pour leurs commentaires sur la prestation de la sélection féminine et des propos tenus sur Facebook. Un dernier cas qui a déjà été rapporté à la police. Bharun Teeroovengadum maintient donc qu’aucun assistant-entraîneur n’a été nommé jusqu’ici.
Contacté par Le Mauricien hier matin, le président de l’AMVB confirme la tenue des deux rencontres à son domicile. « Juste des conversations entre nous, mais rien d’officiel. Je lui ai parlé en tant qu’ami, mais non en tant que président de la fédération ». Il fait également ressortir qu’au moment de ces rencontres, il était question que le Français Fabrice Chalendar occupe le poste de directeur technique national. « Si ce poste de DTN était occupé par Fabrice Chalendar, Lindsay Wilson et Melchior Miniopoo auraient occupé le poste d’assistants-entraîneurs. Comment pouvais-je alors proposé ce poste à Guito Lepoigneur ? »
Toujours est-il que Bharrun Teeroovengadum admet avoir soumis les noms de ce dernier et de Dharmendra Gundowry au MJS l’année dernière suite à une demande de Dev Auchoybur. « Il fallait présenter quatre noms pour faire connaître le nombre de personnes au sein de la délégation. C’était verbal, sans document officiel et purement pour la forme ». Le président de l’AMVB confirme également que le comité disciplinaire siégera bientôt et étudiera également le cas de Dharmendra Gundowry dont le comportement n’avait pas été apprécié lors de la demi-finale de la Coupe des clubs champions de la zone 7.
Quant à Guito Lepoigneur, il se dit étonné que le comité disciplinaire siégera huit mois après et, bizarrement, au moment où il a expédié ce courrier. Tout en maintenant sa version des faits et soutenant que les deux rendez-vous ont été fixés par Bharun Teeroovengadum, il dit maintenant avoir contacté ses hommes de loi pour décider de la marche à suivre.