Le Comité Bien-être Camp Levieux, Stanley et Trèfles (CBECLST) fête cette année ses 15 ans. Cette organisation non gouvernementale, fondée par un groupe de jeunes interpellés par la misère dans leur localité, s’est donnée pour mission d’organiser des programmes d’allégement de la pauvreté et de loisirs sains pour les habitants de ces trois régions périphériques de Rose-Hill.
« Le nom de notre association fait référence à ces trois faubourgs de Beau-Bassin/Rose-Hill. Mais nous tenons à souligner que notre association est à vocation nationale. Ainsi, l’année dernière, pour la Noël, nous avons organisé une journée récréative pour des enfants de Case-Noyale, dans cette localité », explique d’emblée le président du CBECLST, Waheed Nubee.
Depuis la fondation de leur association en 1996, les membres du CBECLST ne se sont épargné aucune peine pour réaliser leur devise, « in the happiness of others lies our own ».
« Y a-t-il plus grand bonheur, en effet, que de voir des gens heureux autour de soi ? Nous nous sommes rendus compte que chacun peut apporter sa modeste contribution pour faire de Maurice un meilleur pays, où il fait bon vivre », ajoute Waheed Nubee.
Pour être à même de bien réaliser sa mission d’alléger la misère des autres, le CBECLST s’est affilié, au fil de ces 15 années, au Club Unesco, au Mauritius Council of Social Service (MACOSS), à la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill et au ministère de la Jeunesse et des Sports, entre autres. « Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons bénéficié du soutien de ce ministère pour l’organisation d’une demi-journée de Jeux d’Antan dans le cadre des vacances scolaires pour les jeunes de la région ».
Outre les institutions susmentionnées, les opérateurs économiques des Villes Soeurs n’hésitent jamais à apporter leur contribution aux activités organisées par le CBECLST, indique Sunil Seeburrun, un membre du comité. « Nous sommes très reconnaissants envers les institutions et les maisons de commerce qui nous soutiennent dans notre action sociale et nous souhaitons qu’elles soient toujours solidaires envers nous et, en outre, nous aussi nous apportons notre petite contribution à l’organisation de chaque activité car cela fait partie de notre engagement social », explique-t-il.
Ces 15 dernières années, l’action phare dans l’histoire du CBECLST, selon les dirigeants, est celle entreprise en 1999 au profit d’un petit quartier délaissé à l’époque par les autorités, situé au pied de la montagne du Corps-de-Garde. « Ce quartier était alors connu sous une appellation très péjorative et qui ne faisait pas honneur à ses habitants. Ces derniers souhaitent se sentir revalorisés. Notre association a alors enclenché une action de solidarité en vue de réhabiliter ce quartier dans son ensemble. C’est ainsi que, par exemple, les façades des maisonnettes ont été repeintes et des pots de fleurs installés pour embellir. Par la suite une grande cérémonie officielle a été organisée en présence de quelques dignitaires du pays au cours de laquelle ce quartier a été rebaptisé “Cité Corps de Garde” », raconte Waheed Nubee. « Aujourd’hui, les habitants de ce quartier sont heureux ne plus être stigmatisés », ajoute-t-il.
L’année 1999 restera une année charnière dans les annales de l’association, qui a reçu deux récompenses cette année-là : une première de la municipalité de BB/RH pour son engagement social et une deuxième du MACOSS, le “Most Outstanding NGO”.
Autre exemple de l’oeuvre nationale du CBECLST : en août 2002, les membres de l’association se sont rendus à Baie-du-Tombeau, où ils ont organisé une journée de détente pour des enfants des familles modestes de la localité. « Cette activité, quoique de nature routinière, restera un autre grand moment dans les annales de notre association, avec la grande fraternité entre les organisateurs et les gens du quartier », affirme Waheed Nubee.
« Même si nous ne pouvons formuler des projets d’envergure pour bénéficier du fonds du programme Corporate Social Responsiblitiy (CSR), nous sommes heureux d’avoir pu très modestement faire reculer la misère dans notre quartier et ailleurs », conclut Waheed Nubee.