La saison de l’Association Mauricienne de tennis de table (AMTT) a été plus ou moins bonne cette année mais surtout moins en raison des conflits internes qui existent au sein de cette discipline sportive. Malheureusement, la rédaction sportive de Week-End a décidé d’attribuer la note de 2,5 pts à l’AMTT . L’année de l’Association Mauricienne de tennis de table (AMTT)  a été avant tout placée  sous le signe de la formation, tant chez les coaches que chez les pongistes le tout ponctuée  par des stages. Les pongistes, à l’instar d’Allan Arnachellum, continuent de monter en puissance en masculin, faisant de la rivalité à Warren Li Kam Wa alors que chez les filles, Widaad Gukhool continue de dominer les débats.
La rédaction de Week-End tient à saluer la régularité de ces pongistes. Le projet Baby Ping a également retenu l’attention car nombreux sont les jeunes à s’être illustrés cette année. Le coach national, Rajessen Desscann, a même parlé d’une jeune génération dorée. Ce concept, initié par l’AMTT, avait pour but de former les jeunes pongistes âgés entre 7 à 10 ans et il s’est avéré que c’est une réussite sur toute la ligne jusqu’à présent. Quoi qu’il en soit, les pongistes ont été très compétitifs cette année. Certes, sur le plan continental, les performances laissent à désirer mais l’émergence de jeunes pongistes contribue beaucoup à l’épanouissement de cette discipline et les compétitions nationales sont beaucoup plus relevées. Mais le hic reste bien évidemment les déboires au sein de la fédération.
Ce n’est un secret pour personne qu’il existe des clans au sein de cette fédération. Et cela nuit beaucoup à la gestion. Javed Ghanty et Marie-Ange Li Kam Wa ont tous deux été sous les feux des projecteurs cette année, mais pas dans le bon sens du terme. Les incidents survenus lors des Championnats de Maurice au Centre national de tennis de table, à Beau-Bassin, en septembre dernier, n’ont ainsi pas été sans conséquence. Le joueur Javed Ghanty a écopé d’une lourde suspension de cinq ans et il est interdit d’accès au gymnase pendant la durée de sa sanction. Pour sa part, Marie-Ange Li Kam Wa, mère du vice-champion de Maurice, est également interdite d’accès au Centre national de tennis de table pour une période de trois ans. À titre d’information, les deux protagonistes avaient tenu des propos injurieux dans l’enceinte du gymnase. L’année 2012 a surtout été marquée par cette guerre des clans qui ne fait pas honneur au sport mauricien.