Ayant oeuvré pendant plus de 35 ans dans le circuit musical, Gaëtan Sophie a décidé de se consacrer à l’initiation à la musique pour tous les groupes d’âge, de 4 ans à 77 ans. Dans un premier temps, il a lancé l’Atelier de musique et d’art GaSOP, dont il est le directeur. Fier de l’engouement engendré, il lancera samedi l’Association Mizik-Ar Richelieu à Camelia Land Allée Tamarin, Richelieu, Petite-Rivière. Une école de musique destinée notamment à ceux qui n’ont pas les moyens.
Après avoir lancé l’atelier de musique et d’art GaSOP, une école payante, Gaëtan Sophie a choisi de créer l’association Mizik-Ar Richelieu qui, dit-il, fonctionne grâce aux sponsors. « C’est surtout pour ceux qui n’ont pas les moyens », dit-il. En effet, dans le souci d’étendre ses connaissances musicales à tous, Gaëtan Sophie a décidé d’ouvrir une école de musique gratuite. « On s’est penché sur cette alternative », soutient-il, « l’association Mizir-Ar Richelieu est devenue un pont de ralliement musical ».
Gaëtan Sophie veut transmettre sa passion aux élèves de son atelier de musique, s’étant lui-même construit sur un déclic. « Enfant, j’avais remarqué qu’à l’école on ne me sollicitait jamais pour participer aux shows estudiantins. Moi-même je m’étais persuadé que je n’avais aucun talent, aucune oreille musicale ». Pourtant, son grand-père Joassin était réputé pour ses ségas traditionnels et sa passion du violon et de l’accordéon. Son inspiration se développe grâce à deux autres membres de sa famille, ses frères Anthony et Antonio. « En les écoutant chanter dans les mariages et les fancy-fairs, je me suis imprégné de différents courants musicaux ».
C’est en travaillant comme professeur de musique dans des écoles privées et dans des écoles maternelles que Gaëtan Sophie se décide d’insuffler cette passion aux tout-petits. Guitare, piano, violon, flûte, cet enfant de Petite-Rivière initie ces élèves à l’univers musical que son mentor Louis Sawman lui a fait découvrir. « Cet artiste complet de Petite-Rivière a su me transmettre ce “feeling”, et graduellement je me suis laissé prendre au jeu. J’ai appris les gammes, mis en place mon propre répertoire avant que je ne m’inscrive à la Royal School Of Music. »
Éveil musical dès 4 ans
Gaëtan Sophie est d’avis qu’il faut d’abord s’accoutumer aux gammes et pratiquer autant qu’on peut pour développer sa passion. « Parler sur des notes, c’est un peu comme un éveil musical que j’inculque aux petits de quatre ans. Le fait de les voir toucher un piano, égrener des sons sur une guitare, tout est tactile pour les petits. Il y a même des parents qui veulent que leurs enfants soient admis à l’atelier à deux ans, mais je trouve que ce n’est pas raisonnable. Je suis émerveillé de voir le petit Loïc ou Shanelle se distinguer à un si jeune âge au piano. Ils n’ont que quatre ans, et voir leurs petits doigts pianoter sur le clavier me conforte dans le fait que j’ai choisi le plus beau métier, qui est d’inculquer ma passion à travers l’enseignement. »
Notre interlocuteur explique qu’il faut deux à trois séances pour que l’enfant se prenne au jeu. « Beaucoup de parents achètent des instruments musicaux pour leurs enfants et ne savent pas vraiment à quoi s’attendre. Il faut d’abord s’inscrire dans une école de musique, se familiariser aux instruments avant de se décider de l’achat. Enfants, jeunes, adultes et vieux peuvent apprendre. Il n’y a pas d’âge spécifique ni d’âge restreint. Les plus jeunes ont quatre ans et le plus vieux 67 ans. »
Pour Gaëtan Sophie, les meilleurs professeurs sont ceux qui savent faire le pont entre initiation et passion, et inviter leurs élèves à le franchir. « On vient d’accomplir un rêve et d’ores et déjà tous ceux qui ont le désir d’apprendre pourront s’adonner à plusieurs activités en apprenant à jouer du piano, de la flûte traversière ou à bec, de la trompette, du saxophone, entre autres… »
Samedi, l’association Mizik-Ar Richelieu aura tout le rayonnement souhaité. « On veut que l’école engendre de petits Mozart ou Beethoven, et le partage musical est une expérience que je veux leur transmettre. Pour être un bon musicien, il faut bosser dur mais il faut aussi un accompagnateur. Pour moi, la musique c’est comme un éclat de vie, une renaissance, et je souhaite qu’il y ait encore plus de jeunes et de vieux qui veulent apprendre l’art musical. »