L’école Amour sans Frontières, une association s’occupant d’enfants à handicaps sévères, occupe l’ancien dispensaire de la région depuis les années 90. Nous en avons effectué la visite avec Jacqueline Rousset, présidente de l’association depuis plus de 20 ans, qui nous raconte son combat et ses rêves pour les enfants de son école.
L’histoire de l’école Amour sans Frontières commence en 1995. Alors qu’un jeune enfant handicapé voulait préparer sa première communion, le prêtre n’a pas voulu prendre la responsabilité d’un enfant autrement capable… De cette petite histoire est née l’école Amour sans Frontières qui débute dans une salle du Village Council de Piton. Tous les jours pendant une heure, des enseignants bénévoles s’occupent de quelques enfants handicapés, jusqu’à l’arrivée de Jacqueline Rousset comme présidente de l’association de l’école. Elle se met alors à la recherche d’un local. « À l’époque j’ai remarqué que le dispensaire de la région était vide et que le bâtiment ne servait à rien. J’ai tout de suite fait les démarches pour pouvoir avoir ce local pour mettre l’école en place. Nous avons alors commencé Amour sans Frontières dans ce dispensaire où nous sommes encore aujourd’hui ».
Si au début l’école accueillait cinq enfants, aujourd’hui elle en aide 60, ayant des handicaps différents. En 2000, Jacqueline Rousset ouvre une deuxième école à Saint Antoine ; elle répartit alors des enfants dans ce nouvel établissement. Depuis, 14 professeurs répartis dans les deux écoles viennent s’occuper des enfants tous les jours… « Nous avons beaucoup de chance d’avoir des enseignants avec énormément de courage et de patience, car ce n’est pas évident de s’occuper – et d’enseigner à – des enfants qui ont une perception différente des choses. Surtout qu’ils l’ont fait durant des années sans avoir de rémunération. Leur seul but était d’enseigner quelque chose à ces enfants », poursuit Jacqueline Rousset.