Une plateforme collective, comprenant des membres de la société civile, s’est constituée « pour dénoncer des agissements de certains membres d’associations socioculturelles, qui bafouent les droits humains. Le plus récent étant la censure de deux chansons du concert de l’artiste de renommée mondiale, Susheela Raman samedi dernier ». Dans le même esprit, il lance un appel « à la classe politique, nos dirigeants et les intellectuels pour qu’ils réagissent, eux aussi, contre ces agissements de certains extrémistes qui sévissent au sein des associations socioculturelles ».
« Nous ne sommes pas là pour représenter nos communautés respectives. Notre démarche est purement citoyenne. Nous militons pour une île Maurice où toutes les communautés sont respectées », ont d’emblée déclaré les animateurs de cette plateforme collective. Rajen Valayden de Right To Live, entouré de Rudy Veeramundar, journaliste, et de Clency Lajoie, ancien rédacteur en chef de La Vie Catholique, ont animé ce matin ce point de presse. « Nous avons toutefois relevé une série d’événements au cours de ces six à huit dernières années, où des membres de certaines associations socioculturelles ont pris la liberté d’empiéter sur les droits individuels et constitutionnels des Mauriciens. En tant que citoyens sensibles, nous avons décidé de réagir. D’où notre démarche… »
Via cette rencontre, cette plateforme civile qui réunit également les hommes de loi Nilen Vencadasmy et Manish Gobin, « souhaite attirer l’attention des dirigeants et de toute la classe politique sur le fait que des membres de certaines associations socioculturelles bénéficient de trop d’emprise de la part de notre Premier ministre, du leader de l’opposition et d’autres de la classe dirigeante. Nous lançons un appel à tous ceux concernés pour que ces personnes qui menacent notre liberté individuelle ne puissent plus persévérer ».
Le collectif envisage aussi une série de rencontres et de consultations « avec tant les politiques que les jeunes et toute la population pour sensibiliser le plus grand nombre sur ces problèmes qui ternissent l’image de Maurice à l’étranger ».
S’agissant de Rama Poonoosamy, directeur de l’agence Immedia et organisateur du concert de Susheela Raman, « nous sommes très tristes de ce qui lui est arrivé. Personne, ni lui ni le peuple mauricien, ne mérite cela ».