Le chief executive officer (CEO), de la Financial Services Commission (FSC), Harvesh Seegolam, a souligné ce matin qu’il est nécessaire d’élaborer un cadre réglementaire approprié pour soutenir le développement de solutions technologiques dans le secteur des services financiers dont l’assurance et la réassurance. C’était à l’ouverture, à l’hôtel Intercontinental, Balaclava, du 22e Forum de la Réassurance organisé conjointement par l’Organisation africaine des Réassurances (OAA) et l’Insurer’s Association of Mauritius (IAM). Plus de 350 délégués locaux et étrangers représentant une quarantaine de pays participent à ce forum axé sur le thème:« Les effets de la perturbation numérique sur les assureurs et réassureurs africains ». 
Les perturbations numériques, la Fintech (technologie associée aux services financiers) et l’Insuretech sont désormais partie intégrante de l’industrie globale de l’assurance. « Avec la percée des nouvelles technologies, les assureurs et réassureurs ont été obligés de revoir leur façon d’opérer avec pour résultat un changement de paradigme: l’approche n’est plus axée sur le produit mais sur le client. Avec la technologie virtuelle, les clients et les assureurs peuvent plus facilement obtenir et mettre à jour les informations », a déclaré Harvesh Seegolam.  Il est impérieux dans ce contexte, a poursuivi le CEO de la FSC, que tout le processus soit accompagné de règles et règlements qui favorisent l’innovation dans les services financiers. Il est également important qu’il y ait des règlements facilitant un suivi de la situation afin que les intérêts des détenteurs de polices d’assurance soient sauvegardés. 
« In Mauritius, we are also keenly looking at developing the appropriate accompanying regulatory frameworks that would enable digitally enabled financial services solutions », a déclaré Harvesh Seegolam. Pour ce dernier, une telle démarche est en ligne avec la stratégie de positionnement de Maurice en tant que juridiction de référence pour les solutions technologiques en matière de services financiers. La FSC, a-t-il ajouté, est fermement engagée dans la mise en place d’un cadre régulatoire qui favorise le développement des entreprises. Pour Harvesh Seegolam, avec le développement de la communication et des services associés au téléphone portable, de grandes opportunités s’offrent au continent africain. Les consommateurs africains vont être à la base de l’innovation dans le domaine de l’assurance au niveau continental car ils vont de plus en plus accroître la demande pour des services numériques. 
Les transformations occasionnées par le numérique, a déclaré le président de l’OAA, l’Ougandais Ibrahim Lubega, sont en train de provoquer des bouleversements au niveau de l’offre des services d’assurance. Les besoins des consommateurs sont au centre des préoccupations des sociétés d’assurance. « Digital disruption is inevitable », a-t-il souligné, ajoutant que les sociétés d’assurance et de réassurance sont obligées de s’adapter à la nouvelle donne au risque de perdre de leur compétitivité. Ibrahim Lubega reconnaît qu’il y a encore des progrès à faire au plan africain en termes d’adoption de nouvelles technologies mais plusieurs études ont démontré que la communication au moyen du téléphone portable, avec une estimation de 1,2 milliard d’abonnées d’ici 2018, est le secteur qui enregistre la plus forte croissance sur le continent et est, en outre, un facilitateur de l’innovation. Et Derek Wong, président de l’IAM, de faire ressortir que le secteur de l’assurance en Afrique doit s’adapter aux nouvelles technologies et que celles-ci forceront les opérateurs à faire des choix stratégies pour pérenniser leur développement. 
Notons que c’est la deuxième fois que Maurice accueille le forum de l’OAA. Cette organisation panafricaine s’était réunie à Maurice en 2012 pour marquer les 40 ans de son existence. L’OAA a été lancée chez nous en 1972.