Les étoiles pleuvront sur notre planète dans la nuit du 11 au 12 août. Le phénomène n’est pas rare, mais les conditions semblent réunies pour un spectacle de qualité, selon Bhasker Desai de la société astronomique de Maurice.
Des étoiles filantes à profusion – de quoi porter chance. Mais la chance, c’est déjà d’avoir une lune faible cette nuit-là, de quoi offrir un spectacle de qualité à ceux qui se donnent les moyens de se trouver une place de choix – c’est-à-dire loin des villes.
D’abord, l’étoile filante a, du point de vue scientifique, rien à envier… aux débris. Mais si elle titille l’imaginaire de l’Homme depuis la nuit des temps, Bhasker Desai de la société astronomique de Maurice démythifie. Une étoile filante est un résidu d’une comète orbitant autour du soleil. Le résidu, de la même manière qu’une « boule de neige », fond au soleil. Ces boules de neige laisseront une traînée de poussière dans le ciel et seront interceptées par la Terre, du 11 au 12 août.
Il ne s’agit pas non plus d’un phénomène d’une rareté extrême. Cette pluie d’étoiles filantes, appelée les Perséides, est recensée à la même période depuis l’an 36. Petit détour historique avec Wikipedia : « Le mot “Perséides” provient du grec et identifie la descendance de Persée, fils de Danaé et de Zeus. Puisque les traînées de la pluie d’étoiles filantes semblent provenir de la constellation de Persée, leur nom est devenu “Perséides”. “Les Larmes de saint Laurent” est le nom donné traditionnellement et poétiquement à ce phénomène, la fête de Saint-Laurent de Rome étant célébrée le 10 août et le maximum de l’intensité se situant non loin de cette fête. Les Perséides sont l’une des plus anciennes pluies de météores recensées par écrit. Entre 1864 et 1866, Giovanni Virginio Schiaparelli identifie la comète-mère des Perséides : la Swift-Tuttle, découverte le 15 juillet 1862 par deux astronomes Lewis Swift et Horace Parnell Tuttle. »
Par ailleurs, il est vrai que la pluie d’étoiles sera plus visible de l’hémisphère nord, partie du globe d’où la constellation de Persée est plus visible. Du vieux continent par exemple, on devrait tabler sur 60 météores de l’heure. Et selon les estimations de M. Desai, à Maurice, dans des conditions optimales, l’observateur lambda devrait pouvoir en observer 40 de l’heure. Le tout, ce sera de s’en donner les moyens. Les conseils de l’expert : fuir la pollution de lumière, éviter les villes, privilégier les côtes Nord, Nord-Est ou même Est.
La pluie d’étoile sera visible à l’oeil nu de minuit à trois heures du matin, dans une direction Nord-Est, inclinaison à 45°.