L’économie océanique deviendra, selon les voeux du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, un pilier majeur de la croissance de Maurice. C’est ce qu’a fait ressortir le ministre des Ressources marines Prem Koonjoo ce matin à l’ouverture d’un atelier de trois jours organisé par l’université de Maurice sur les maladies affectant les coraux et leur contrôle.
Selon le ministre Prem Koonjoo, l’économie océanique offre des opportunités et des défis illimités. « Nous devons adopter une approche durable et responsable envers le développement de l’océan, car nous devons reconnaître qu’un écosystème sain, productif et résilient est très important pour l’éradication de la pauvreté et l’accès à une nourriture saine », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, a ajouté le ministre, « le gouvernement s’engage à utiliser les ressources marines de manière durable, en tenant compte de la protection de ce capital naturel ».
La santé de nos coraux, rappelle le ministre des Ressources marines, est constamment menacée du fait des impacts grandissants qui découlent des activités humaines. « Les coraux, de par le monde, sont exposés continuellement à des activités anthropogènes liées à la pêche, au tourisme, au développement côtier et à l’exploration des fonds marins, en sus des conséquences désastreuses liées au changement climatique », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « À mesure qu’augmentent les défis, il devient d’autant plus primordial que les parties concernées par la conservation de la biodiversité marine aient les connaissances voulues afin de pouvoir identifier les éventuelles épidémies et de les contrôler. D’où l’importance de cet atelier sur les maladies qui affectent les coraux. »
Pour sa part, le vice-chancelier par intérim, le Pr Anwar Hussein Subratty, a rappelé que chacun d’entre nous est partie intégrante de la nature. « En tant qu’île, Maurice dépend des coraux pour sa nourriture, ses médicaments et autres facteurs essentiels, dont certains parmi nous ne peuvent se passer. Pourtant, cet écosystème est en perdition à un taux accéléré à cause des activités anthropogènes et autres menaces », a-t-il déclaré.
Citant des chiffres, le Pr Anwar Hussein Subratty a indiqué que l’île compte une superficie d’environ 24 500 hectares de récifs coralliens qui peuvent générer, selon ses estimations, des revenus de l’ordre de USD 148 millions, du moins « s’ils sont gérés de manière durable », dit-il, avant de rappeler que « leur protection représente donc un impératif tant socio-économique qu’environnemental ».