La Women’s League for Alternative Feminist Action (WLFAFA), le Collectif des femmes pour le changement (CFC) et l’Observatoire de la Démocratie (ODD) ont organisé un rassemblement, hier après-midi, à la salle E. Norton à Rose-Hill. Le but de cette rencontre était d’accorder un temps de réflexion sur la violence envers les femmes et les enfants, les membres de la société considérés comme les plus vulnérables. Animée par Rehana Abdool Gafoor, porte-parole du CFC, la session d’information a réuni des membres et représentants de syndicats. De nombreuses personnes sont intervenues sur le thème “la violence contre les femmes” et la dimension légale du sujet a été abordée par une représentante de la Family Protection Unit (FPU), suivie des deux avocats Dev Ramano et José Moirt.
Le thème de la violence contre les femmes et les enfants était au centre de la rencontre d’hier avec l’intervention de plusieurs orateurs, à savoir Jocelyne Minerve, Me José Moirt, Marika Achille, Me Dev Ramano et Stéphanie Narrainen. Cette dernière, du Family Planning Unit et cumulant plus de 15 années d’expérience dans le domaine, indique que les statistiques démontrent que la violence domestique est à la hausse et que la violence physique est la forme de violence la plus fréquente. Parmi les principales causes: l’alcool est en tête de liste suivi des relations extra-conjugales et du manque de communication. Il faut savoir que plusieurs lois existent sous le Protection from domestic violence Act: le Protection Order, le Tenancy Order ou Occupation Order, le Probation Office et le Elderly Section.
L’intervention de Marika Achille, enseignante et militante sociale, était axée sur les types de violence qui existent: il peut s’agir d’abus physiques, psychologiques, sexuels ou financiers; comprenant entre autres les menaces, les critiques et reproches, les séquestrations, le harcèlement au travail et le “bullying” à l’école. “Nous allons vers une pleine campagne électorale. C’est le moment pour les politiciens de montrer l’exemple: dans leurs meetings, ils devraient faire attention à leur langage et ne doivent pas insulter leurs adversaires”, dit-elle. Le respect mutuel est un outil redoutable pour contrer la violence. “Notre société connaît trop de violence avec tous ces crimes odieux”, déplore-t-elle.
Après une constatation de la situation et de l’évolution des droits des enfants et des femmes, les intervenants ont sensibilisé les personnes présentes sur les diverses notions de liberté. Ainsi, ils ont indiqué qu’il existe trois formes de libertés: celle de la personne humaine, celle du citoyen et celle des collectifs de citoyens. “Toutes ces libertés engendrent des droits. La plus grande des libertés est celle de choisir ses libertés. Il existe des libertés qui sont liberticides”, disent-ils.
Avant de mettre fin à la rencontre, les personnes présentes ont pris une dizaine de résolutions afin de disséminer les informations concernant les violences envers les femmes et les enfants, et sensibiliser toute la population. Les propositions faites sont: la sensibilisation (aller à la rencontre des gens aux quatre coins de l’île); une investigation sociale; une étude comparative; la médiatisation; une stratégie d’intervention (rapide); une stratégie de prévention; une définition claire de la violence domestique; la dénonciation des formes de violences protégées; des mesures pour briser la chaîne d’aliénation; la libération de la liberté de la personne; un projet de civilisation avancée (l’avancement de la société); l’exemplarité (des parents, formateurs et dirigeants du pays); l’attention envers les proches (pour prévenir l’auto-violence ou le suicide).