Robert Kaplan, Marvin Bower Professor of Leadership et professeur émérite de la Harvard Business School, a animé mercredi un atelier sur l’utilité de la Balanced Scorecard. Des 650 personnes qui y ont participé, issus de PMEs, d’organisations para-étatiques et du privé, nombre se sont montrés intéressés, selon le NPCC, à mettre en pratique ce système de planification et de gestion stratégique à Maurice. Selon le chairman du NPCC, Kevin Chettur, le gouvernement, par le biais du DPM, Rashid Beebeejaun, s’est montré très « thrilled » à l’idée de l’introduction de ce système à Maurice. Sans lequel, soutient le Pr Kaplan, face à la concurrence mondiale, « companies may be outcompeted by organisations that are using better managing tools ».
Existant depuis près de 25 ans, la Balanced Scorecard est un système de planification et de gestion adopté à travers le monde par des compagnies, le secteur public de même que par des ONG en vue d’aligner les activités d’une firme à sa vision et sa stratégie. Il s’agit d’aider ces compagnies à améliorer la communication avec leur personnel mais aussi avec les clients et par ailleurs faire un suivi de leurs performances par rapport à leurs objectifs de départ. La Balanced Scorecard est le fruit du travail de Robert Kaplan et de David Norton. Lesquels l’ont conçue comme un cadre d’évaluation de la performance d’une organisation, mais non seulement. Car elle a aussi intégré des mesures de performance non-financière pour donner aux managers et chefs d’entreprise une évaluation plus “balancée” de leur performance. Tel un tableau de bord de stratégies, le système tient compte également du personnel dans la compagnie, des clients et du processus d’organisation.
Lors de cet atelier animé par le Pr Kaplan, les participants ont appris à développer des stratégies et les traduire ensuite en actions. « Avoir une balanced scorecard implique l’identification de mesures financières et non-financières tout en y rattachant des objectifs de sorte à ce que quand ces mesures sont revues, il est possible de déterminer si la performance a été à la hauteur des attentes. En signalant les managers les endroits où la performance n’est pas à la hauteur, ceux-ci peuvent s’y focaliser davantage et être une des compagnies les plus performantes au monde ».
Selon Kevin Chettur, chairman du NPCC, « on croit sincèrement qu’avec la vitesse d’évolution mondiale, les compagnies à Maurice doivent commencer à s’en servir ». Le NPCC travaille maintenant à se rattacher au Palladium Group que préside le Pr Kaplan pour l’introduction de ce système à Maurice.
La Balanced Scorecard est utilisée en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, au Moyen Orient, en Chine, en Inde, en Australie et en Nouvelle Zélande. « Nous espérons qu’elle le sera davantage en Afrique ». Les pays qui ne l’appliquent pas, selon le concepteur, « rencontrent des difficultés à mobiliser leurs employés, à les aider à réussir. Ils courent de plus le risque de ne pas développer de bonnes relations avec leurs clients. And in the global competition, they may be outcompeted by organizations that are using better managing tools » déclare le Pr Kaplan au Mauricien. Étant à sa première visite à Maurice, il déclare que cet atelier a été « une plateforme pour démarrer un travail. Il y a un intérêt pour davantage d’efficience au niveau des leaders de projets et des organisations. Nous commencerons peut-être à aider dans quelques projets, notamment dans le secteur public ».
Pour le Pr Kaplan, Maurice « has tremendous potential », particulièrement en comparaison à d’autres pays africains. « It is a very well governed nation and has a commitment and investment in education. It’s developing its infrastructure, its port and airport, which is critical for 21st century enterprises. And there’s more harmony than in other countries of Africa and the Middle East where there are strikes and warfare. That’s a terrible environment for companies to prosper. The harmony and mutual respect that exist among the diverse citizen groups in Mauritius is a tremendous asset for companies ».