L’Association mauricienne d’athlétisme (AMA) a d’ores et déjà établi une liste d’athlètes susceptibles de participer aux championnats d’Afrique prévus du 26 juin au 1er juillet au Bénin, puis aux Jeux Olympiques de Londres prévus du 27 juillet au 12 août. Deux listes dans lesquelles se retrouvent essentiellement les mêmes athlètes. Reste que les minima dans l’un ou l’autre cas seront déterminants.
L’événement continental, pour lequel 21 athlètes (14 masculins et 7 féminins) ont été présélectionnés, reste l’objectif principal de l’année, soutient le secrétaire de l’association, Vivian Gungaram. « C’est l’objectif majeur étant donné que nous avons plus de possibilités d’avoir des finalistes et même des médailles. Par contre, pour les JO et compte tenu de la valeur de nos athlètes, ce sera plus difficile, mais pas impossible pour eux de se qualifier et d’arriver en quarts de finale. Une place en demi-finales reste quasiment impossible », constate-t-il.
Il ajoute « qu’aux championnats d’Afrique, les finales et les podiums sont plus accessibles et les athlètes sont au courant du défi. » Au final, la sélection sera composée de 10 à 12 athlètes, a-t-il indiqué.
D’ici à l’échéance béninoise, cette présélection s’entraînera en fonction des événements tant continentaux, régionaux et nationaux qui ont été prévus dans le calendrier. Mais comme toujours, elle sera à double tranchant, le groupe pouvant être rejoint par d’autres athlètes qui afficheront au fur et à mesure leurs bonnes dispositions ou se séparer des uns qui ne satisferaient plus les exigences.
« La sélection devrait être finalisée en juin et, d’ici là, il y aura le meeting international CAA (avril), les meetings africains, les compétitions d’Afrique australes et les compétitions régionales et nationales qui serviront à la finaliser », précise de son côté Khemraj Naiko, entraîneur de sauts et membre de l’équipe technique.
Il ajoute que certains athlètes présélectionnés ont déjà satisfait les minima béninois, dont le décathlonien Guillaume Thierry. Celui-ci est également candidat aux JO de Londres. Mais il lui reste les minima à franchir (7700 pts). « On espère qu’il les réalisera également car Guillaume se retrouve actuellement à 7400 pts. Qui plus est, les minima olympiques au décathlon sont obligatoires. »
Outre Guillaume Thierry, ils sont 11 autres candidats à aspirer, selon l’AMA, à une qualification olympique par le biais des minima. Cette liste, il est vrai assez étoffée, a été soumise à la demande du Comité olympique mauricien, qui veut d’ores et déjà satisfaire toutes les procédures ayant trait à l’accréditation. Dans le cas où il n’y aurait aucun athlète réalisant les barèmes, seuls deux d’entre eux seront pourvus d’une invitation spéciale, un en masculin et une en féminin, rappelle Vivian Gungaram.
La liste des présélectionnés olympiques a été établie fin décembre. Mais on reste assez réaliste pour dire qu’il est effectivement peu probable qu’un athlète satisfasse les minima qui restent très élevés en fonction des récentes performances réalisées par les athlètes mauriciens.
C’est dire qu’elle est bien révolue l’époque où la qualification aux JO ne se posait pas, tant elle paraissait assurée et même d’avance acquise, par l’entremise des athlètes de niveau mondial tels Stephan Buckland, Éric Milazar, Jonathan Chimier et Arnaud Casquette. Après une dizaine d’années, marquées par une présence à trois olympiades (Sydney 2000, Athènes 2004, Pékin 2008), c’est le retour sur terre pour l’athlétisme mauricien. C’est maintenant qu’on réalise toute l’étendue du travail derrière l’exploit d’avoir réussi les fameux minima olympiques.