Le ministre de la Jeunesse et des Sports, présents au stade Auguste Vollaire, à Flacq, hier, lors du lancement d’un centre d’entraînement régional, a fait une sortie en règle contre certains dirigeants de fédération. Selon lui, ces derniers sont en train de faire beaucoup de tort aux athlètes et à leur discipline en se retrouvant actuellement au centre de conflits au sein de leur fédération. C’est la raison pour laquelle, il les a mis en garde, à plusieurs reprises, contre leurs comportements indignes et leur mentalité qu’il a qualifiés d’inacceptables.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Devanand Ritoo a fait preuve de beaucoup de détermination et de sincérité dans ses propos hier. D’abord, il s’en est pris à ceux qui avaient trouvé des choses à dire par rapport à sa présence lors d’une séance d’entraînement en athlétisme à Flacq avant les Jeux des Iles. « Quel est le problème si le ministre va à la rencontre des athlètes. Je ne comprends pas. Je suis un ancien athlète et j’ai envie d’être proche d’eux. Ce sont eux les héros », a-t-il fait remarquer. Toutefois, a-t-il ajouté, lorsqu’on ouvre les journaux on voit partout que des dirigeants de fédérations sont en conflit. « Ces dirigeants ont beaucoup d’énergie pour s’engager dans des conflits inutiles. S’ils avaient concentré cette énergie pour la bonne cause du sport, c’est sûr que leurs disciplines auraient progressé », a-t-il poursuivi.
C’est ainsi que Devanand Ritoo a mis en garde ces dirigeants qui ne font que du tort aux athlètes, contrairement aux fédérations comme l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) qui travaille dans l’intérêt de leurs athlètes. Prenant un ton encore plus sévère, le ministre Ritoo a déploré le fait que dans ces conflits personnels, certains dirigeants descendent même très bas en évoquant l’intimité de leurs adversaires. « Si ena dirigeants fédérations ki pas capav travail avec moi comme ministre, abé avec aucaine ministre zot pas pou capav travail », a-t-il indiqué. Ce qu’il trouve encore plus déplorable, c’est qu’il avait demandé un rapport à toutes les fédérations ayant participé aux Jeux des Iles, mais qu’à ce jour, soit après un peu moins de deux mois, certaines fédérations n’ont toujours pas fait le nécessaire. « J’avais demandé à des experts étrangers de suivre la performance de chaque discipline et ces experts ont soumis leur rapport une semaine seulement après les Jeux ! »
L’important, selon Devanand Ritoo, c’est que tout le monde se met au travail dès à présent pour avoir des résultats. « Je suis content d’entendre Vivian (Gungaram) parler des ambitions de la fédération pour les Jeux des Iles de 2015 et les Jeux olympiques de 2016 à Rio (Brésil). » Selon lui, tous les partenaires concernés devraient travailler dans la même direction. Il a ajouté que le sport est une question de rapidité, mais que malgré cela, certains trouvent le temps de faire des palabres.
Parlant des moyens mis à la disposition des fédérations, il a indiqué qu’au cours de ces trois dernières années, le ministère de la Jeunesse et des Sports a  investi la somme de Rs 39.5M dans le football. « Ale guette rézilta zordi. Pas kalkilé ki médaille d’argent ene grand zafer, à moins mo ene fou ki pas compran narien. Pou moi, c’est l’arbre qui cache la forêt », a-t-il fait ressortir. Devanand Ritoo a ainsi mis en garde certaines fédérations en indiquant que même si c’est le ministère qui donne de l’argent, il réfléchira avant d’accorder son soutien à une fédération. « Nous recherchons la performance et pour cela, nous allons voir qui sont celles qui viennent avec des programmes bien établi et bien défini. »
Devanand Ritoo a aussi indiqué que la pâle performance de Maurice aux Jeux des Iles l’a marquée et qu’en 2015, à La Réunion, il insiste pour que Maurice termine soit à la première ou deuxième place. « C’est le ministère qui donne de l’argent, alors qu’il n’a pas le droit de s’ingérer dans les affaires de la fédération. C’est bien qu’elles soient autonomes. Mais il faut aussi que ces fédérations soient performantes et apportent des résultats », a-t-il souligné. Parlant de l’AMA, le ministre de la Jeunesse et des Sports a indiqué que bientôt elle pourra compter sur les compétences d’Eric Milazar comme entraîneur à plein temps, lequel sera employé par ledit ministère. Devanand Ritoo a aussi déclaré que les méthodes et la qualité des entraînements doivent évoluer dans la mesure où le sport évolue tous les jours.
Pour conclure, le ministre Devanand Ritoo a remercié l’AMA pour le travail effectué, mais aussi les partenaires du privé qui continuent à apporter leur soutien pour la progression du sport mauricien.