Révélée l’année dernière aux Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI) à La Réunion, Ingrid David a confirmé de belle manière son potentiel, hier au Stad Popiler. En effet, elle a décroché l’or au 100m handicap mental dans le temps de 14”29 pour devancer Odile Félix de La Réunion (14”95) et Martine Georgia de Madagascar (15”14). L’autre Mauricienne engagée, Annaëlle Cyprien, a pris la cinquième place en 15”50. 
Ingrid David était aux anges après sa victoire. « Cette victoire est une grande surprise pour moi. Je suis vraiment très contente. Je remercie tous les entraîneurs et encadreurs, tout spécialement Alain Rougeot, Claudia Zama et Lynsie Putchay. Je ressens une grande fierté et je dédie cette médaille d’or à toute l’île Maurice. »
C’est une préparation qui a débuté depuis plus de deux ans qui porte aujourd’hui ses fruits. Les Jeux de la CJSOI de l’an dernier étaient un tremplin pour les JIOI et l’objectif a été atteint pour Ingrid David, qui ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin au vu de sa grande détermination.
Chez les garçons, par contre, les deux représentants mauriciens ne sont pas parvenus à monter sur le podium. Sivaramen Veerasamy a terminé cinquième en 12”98, alors que Kumar Sooranna a pris la septième place en 13”42. La victoire est revenue au Réunionnais Dominique Casimir en 12”32 qui a devancé son compatriote William Lacaille (12”69) et le Malgache Jean Nico Andriamamimahefa (12”70).
L’entraîneur Alain Rougeot affichait la satisfaction. « C’est sûr que quelque part, c’est un résultat attendu. C’est une belle satisfaction également. Mais le travail n’est pas encore terminé. Il nous reste encore l’épreuve de poids. Je dois remercier les parents de ces jeunes pour leur soutien, ainsi que Claudia Zama et Lynsie Putchay, avec qui j’ai formé une équipe pour mener ces jeunes aux Jeux. Claudia suit Ingrid depuis qu’elle est petite. J’ai une pensée spéciale pour les garçons qui n’ont pas pu se retrouver sur le podium mais qui ont tout de même amélioré leurs meilleurs temps. Un grand merci aussi au ministère de la Jeunesse et des Sports et aux sponsors. Nous avons été considérés de la même manière que les valides et cela est une source de motivation. »