Ses jours ne sont plus en danger suite au grave accident dont il avait été victime le jeudi 23 février tout près de son domicile à St-André. Le marathonien mauricien Judex Durhône avait été violemment renversé par un 4×4 alors qu’il sortait à vélo. Après dix jours passés à la Clinique de St-Benoît, il est rentré chez lui cette semaine « après avoir frôlé la mort. » Il raconte.
Il aurait pu mourir d’une fracture du crâne. Il est 6h15 lorsque Judex Durhône sort faire son footing quotidien. Mais juste ce jour-là, il décide de prendre son vélo. « J’étais à 300 m de chez moi quand un 4X4 qui venait à vive allure a négocié un virage trop serré. J’ai été renversé, puis projeté le visage contre le pare-brise qui s’est enfoncé. Tout s’est passé tellement vite. Jugeant mon cas grave, les médecins voulaient me transférer par hélico à l’hôpital de St-Pierre. Mais ils ont décidé finalement de me garder sous observation pendant deux heures. J’étais conscient quand on m’a transporté à la clinique », se souvient-il.
C’est seulement deux jours après qu’il pourra se faire recoudre les blessures subies au nez et au front vu qu’il avait le visage encore tuméfié. « Je n’ai rien vu pendant deux jours. Lorsqu’on m’a recousu le visage, j’ai commencé à saigner des oreilles, du nez, des yeux et de la bouche. Les médecins m’ont alors tout de suite fait passer au scanner. Les blessures étaient faciales. »
Le même jour à St-Joseph se courait le cross régional de La Réunion auquel Judex Durhône s’était déjà inscrit. En signe de sympathie et de solidarité, le marathonien réunionnais François Lebon, médaillé d’or aux Jeux des îles l’an dernier à Mahé, a couru le cross en portant le dossard de Judex Durhône. De son côté, Jean-Louis Prianon a fait observer une minute de silence aux concurrents avant cette course. « Cela m’a vraiment touché et je les remercie tous de leur soutien. Car je n’arrête pas de penser que c’est un miracle que je sois encore vivant. »