Mary-Jane Vincent et Thierrie Ferdinand se sont envolés hier soir pour Istanbul, qu’ils rallieront cet après-midi en vue de leur première participation aux mondiaux en salle qui débutent vendredi en Turquie. Les sprinters se sont fixé comme objectif de battre au moins leur record personnel ou national au 60 m et si possible franchir un tour en tenant compte d’une rude opposition.
Les deux athlètes sont accompagnés de Karl Paul, coach de Mary-Jane Vincent. Ce dernier estime que ce sera une nouvelle expérience à vivre pour l’un comme pour l’autre dans leur carrière et surtout en cette année olympique où Mary-Jane Vincent est en quête des minima au 200 m (A 23”00 et B 23”20). « Ils sont tous deux encore jeunes et c’est pour eux une belle opportunité à saisir. Ils y vont surtout pour apprendre et pour prendre de l’expérience pour l’avenir. L’objectif est plus à long terme que dans le court terme. »
Pour Mary-Jane Vincent, 24 ans, finaliste du 100 m et demi-finalistes du 200 m des championnats d’Afrique de Nairobi en 2010, ce passage en salle fait partie de sa préparation pour les JO londoniens (27 juillet-12 août), dira le coach. « Courir en salle n’est pas un handicap pour elle. Car toutes les courses ont leur importance en cette année olympique. Elle en est consciente. Elle veut réaliser les minima, même dans l’éventualité qu’elle obtienne une wild card. On va tout faire pour justifier d’abord sa participation à travers les minima. Elle sait que le défi est énorme, mais il faut l’aborder comme cela et non autrement », soutient le coach.
En avril dernier, Vincent avait amélioré au stade de Rose-Hill le record national manuel du 60 m, le portant de 7”6 (13 mars 1992) à 7”4 (vt -0,5 m/s). Elle a couru en temps électronique 7”70 (-1,0 m/s) le mois dernier à Bambous. « Nous aurons une première indication du niveau où elle se situe lors du prochain meeting international de Maurice prévu courant avril », dira Karl Paul.
Thierrie Ferdinand, 20 ans en juillet, se veut lui plus ambitieux. « Le niveau sera très, très haut, mais il faut quand même viser haut pour atteindre les demi-finales », lance-t-il. Pour sa première sortie internationale en salle, il avoue d’y avoir beaucoup travaillé avec son coach, Nanda Chinapyel, au stade Auguste-Vollaire à Flacq.
Originaire du village d’Olivia, situé près de Bel Air Rivière-Sèche, il s’entraîne depuis quatre ans seulement et avait obtenu l’an dernier sa première sélection en équipe nationale en tant que réserviste au sein du relais 4×100 m aux Jeux des îles à Mahé. Valant 6”8 (manuel), 6”97 (électronique) au 60 m et 10”79 au 100 m, ses meilleures marques personnelles, il aura donc l’occasion de hausser le ton dès demain à Istanbul. Ces championnats du monde prendront fin dimanche.
Les deux athlètes et leur coach ont transité par Dubaï hier soir. La Béninoise Miel Ayedou, spécialiste des haies et membre du Centre international d’athlétisme de Maurice, voyage sur le même vol pour ces mondiaux.