Les 11es Championnats d’Afrique juniors ont pris fin dimanche dernier avec les finales disputées au stade Germain Commarmond, à Bambous. Après quatre jours de compétition, Maurice a récolté deux médailles d’argent et trois de bronze terminant à la onzième place au classement, alors que le Nigeria a terminé premier devant l’Afrique du Sud et l’Éthiopie. Week-End a interrogé Éric Milazar, responsable de l’équipe et ancien spécialiste du 400m. Selon lui, la satisfaction est de mise surtout avec les médailles remportées sur sprint. Il est d’avis que ce groupe a un bel avenir à condition d’être bien encadré. En revanche, il s’est dit déçu de la performance des filles.
Pour Eric Milazar, la performance mauricienne a été satisfaisante dans son ensemble. « Les médailles que nous avons décrochées sont des médailles que les jeunes sont partis chercher avec beaucoup de courage et détermination. Ils se sont bien défendus d’autant qu’ils étaient opposés à des grosses pointures en finale », a-t-il déclaré. De plus, le responsable de l’équipe a fait remarquer que certains athlètes ont amélioré leurs meilleures performances, tandis que d’autres ont amélioré leurs meilleures performances de la saison. Il avance même être très content de la belle médaille d’argent remportée au relais 4X100m derrière le Nigeria avec les Jonathan Permal, Orwin Émilien, Julien Meunier et Jean-Ian Degrace.
Selon lui, « il y a des motifs de satisfaction. Il y avait un bon esprit de groupe et une très bonne ambiance. Je suis convaincu que ce groupe a de l’avenir. Certains feront parties des Jeux des Îles de l’océan Indien de 2015 et d’autres de 2019. Il ne faut aussi pas oublier que certains étaient à leurs premières années juniors et d’autres sont encore cadets. C’est de bon augure », a-t-il expliqué. En revanche, il a constaté beaucoup de lacunes chez les filles. Un problème qui, a-t-il précisé, ne date pas d’hier et qui selon lui est dû au fait qu’il n’y pas un gros réservoir.
Parlant des différentes spécialités engagées dans ces championnats, Eric Milazar s’est dit heureux de la performance des sprinteurs d’autant qu’ils ont eu affaire à des grosses pointures du continent à l’image des Nigérians et autres Sud-Africains. Il convient même de souligner que Jonathan Permal a décroché deux médailles d’argent (200m et 4X100m) et une de bronze (100m), alors qu’Orwin Emilien a lui décroché le bronze au 400m haies. « Notre objectif est de toujours faire mieux. Vu le niveau sur sprint qui a prévalu, j’estime que nous avons bien fait », a-t-il avancé.
Pour ce qui est des épreuves de concours, Eric Milazar pense que les Mauriciens ont tout essayé pour tirer leurs épingles du jeu. C’est ainsi, a-t-il dit, que Jessica Marie a amélioré sa meilleure performance au triple saut avec 12m08, alors que Cédric Rabot est passé à un petit centimètre de sa meilleure performance (6m77) en demi-finale. Il a également parlé de la médaille de bronze de Anna Milazar à la hauteur (1m60). « Le fait que les athlètes étaient à leur première participation à ce niveau de la compétition, je pense qu’ils avaient le trac. Ce qui est tout à fait normal. Mais comme on dit, il faut bien commencer quelque part. Je dirai aussi que participer à des compétitions de ce niveau permet aux athlètes de progresser davantage. C’est très important dans une carrière d’athlète de participer continuellement à ces grands rendez-vous », a expliqué Eric Milzar.
En revanche, il a indiqué qu’il y a beaucoup à faire en ce qui concerne les épreuves de fond et de demi-fond, dominées toujours par les Kényans et les Éthiopiens, alors que les Ougandais commencent eux à montrer le bout du nez dans ce domaine. Selon lui, les Kényans et Éthiopiens ont même prouvé qu’ils pouvaient aussi briller dans les autres concours et même sur sprint. « Cela démontre qu’ils n’ont pas dormi sur leurs lauriers. Ils ont élargi leur champ d’action en adoptant cette nouvelle politique sportive. Désormais les Kényans et Éthiopiens sont présents dans les concours et sur le sprint. C’est l’exemple à suivre », a-t-il conclu.