Révisés à la baisse en octobre 2016, puis ratifiés à la dernière réunion du Conseil International des Jeux de la Francophonie (CIJF) qui s’est tenue les 21-22 avril à Abidjan, les minima qualificatifs des Jeux de la Francophonie donnent désormais accès à un plus grand nombre d’athlètes aux compétitions qui se disputeront du 23 au 27 juillet dans la capitale ivoirienne. Par contre, le délai de qualification a été maintenu de janvier 2016 au 31 mai 2017, avec toutefois l’option de traiter au cas par cas les athlètes ne pouvant satisfaire les minima.
La mesure de révision des barèmes qualificatifs principalement dans la plupart des épreuves masculines qui favorise une plus grande participation d’athlètes et de pays donne par contre lieu à des doutes quant à une baisse du niveau des performances. C’est assez évident. D’ailleurs, vingt-trois pays ont confirmé leur participation quelques jours avant le dernier délai d’inscription qui s’étendait jusqu’au mardi 30 mai (hier). L’AMA se penche en ce moment sur la liste finale de la sélection mauricienne qu’elle soumettra par la suite au MJS.
Il revient à Vivian Gungaram, président de l’Association mauricienne d’athlétisme et désigné délégué technique de la compétition par le CIJF, de décider quant aux athlètes (non-mauriciens) qui peuvent être repêchés à défaut d’avoir satisfait les minima. « Nous avons la possibilité d’accepter des athlètes qui ne peuvent réaliser les minima », affirme-t-il. Toujours est-il que les pays décideurs ont opté pour un changement de politique, même si cela risque fort de provoquer une baisse de niveau. L’autre raison annexée est la proximité de l’événement avec les Championnats du monde qui sont prévus du 4 au 13 août à Londres. S’il y avait à choisir entre les deux, c’est Londres évidemment qui ferait l’unanimité, tout au moins pour les meilleurs.
En juillet 2016, une présélection de 19 athlètes (11 hommes et 7 femmes) mauriciens avait déjà été établie. Mais on n’en compte désormais que huit en masculin avec le retrait de Jonathan Permal (sprint) et Guillaume Thierry (décathlon). Par contre, Nicolas Li Yun Fong (marteau), Jonathan Drack (triple saut), Bernard Baptiste (poids), Jérôme Caprice (20 km marche), Jean-Daniel Lozereau, Jean-Yan Degrâce (sprint), Mohammad Dookun (1 500 m) et Fabrice Rajah (décathlon) ont toutes les chances de faire le voyage. Quant à David Carver (marathon), il s’est qualifié aux minima pour Londres.
En féminin, la sélection finale tournera fort probablement autour de Jessika Rosun, Vanessa Collin (javelot), Aurélie Alcindor (200/400 m) et Joanilla Janvier (100/200 m), à moins que d’autres parmi lesquelles figurent Liliane Potiron (triple saut), Nancy Cheekoussen (perche), Astridge Samoisy et Mélissa Arlanda (marteau) ne les rejoignent. Aurélie Alcindor est rentrée des États-Unis la semaine dernière pour des vacances. Elle est en bourse sport-études depuis janvier au Cowley College dans l’Arkansas.
À titre d’indication, l’AMA a toujours gardé ses propres minima plus élevés que ceux de l’organisation. On note toutefois que les minima des Jeux ont été sensiblement rehaussés depuis le 7 octobre 2016 dans onze épreuves féminines (100 m, 400 m, 400 m haies, 10 000 m, marathon, triple saut, poids, disque, marteau, javelot et relais 4×100 m) et rabaissés dans quatre autres épreuves, notamment 800 m, hauteur, longueur et heptathlon. Ils ont été maintenus tels quels dans sept épreuves (200 m, 1 500 m, 5 000 m, 100 m haies, 3 000 m steeple, perche et 4×400 m.)
Les barèmes ont reculé dans pas moins de 19 épreuves masculines dont les 100 m, 200 m, 400 m, 800 m, 1 500 m, 5 000 m, 10 000 m, 3 000 m steeple, marathon, hauteur, longueur, triple saut, perche, disque, marteau, javelot, décathlon, relais 4×100 m et 20 km marche. Par contre, ils ont été rehaussés aux 110 m haies, 400 m haies, poids et maintenus tels quels au 4×400 m.