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Les minima rehaussés et ouverts du 1er juin 2020 au 1er juin 2021.

L’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) est confiante de se faire représenter par une solide équipe aux 9es Jeux de la Francophonie, prévue du 23 juillet au 1er août 2021 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Si les structures sont déjà en place afin de permettre à ce groupe de réaliser les minima, en revanche, ce sont les moyens financiers d’accompagnement qui font défaut. La fédération, par la voix de son président Vivian Gungaram, espère que la situation évoluera très vite.

Les 9es Jeux de la Francophonie seront, pour la première fois, organisés à l’intention des athlètes de moins de 23 ans. L’AMA espère rebondir sur les bonnes performances réalisées lors des 10es Jeux des Iles de l’Océan Indien pour bâtir un groupe encore plus performant en vue des Jeux de Kinshasa. Pour cela, elle pourra compter sur des jeunes talentueux à l’image de Jérémie Lararaudeuse (110m haies), du Rodriguais Dezardin Prosper (hauteur et triple saut), de Jérémie Cotte (400m), de Bryan Police (400m haies), de Coralie Télémaque (400m) et autres Aurélie Baptiste (100m). Sans oublier l’appui des autres coureurs de Rodrigues. Il convient même de préciser que Jérémie Lararaudeuse a raté la médaille d’or d’un rien au 110m haies lors des championnats d’Afrique juniors, l’année dernière en Côte d’ivoire, alors que Dezardin Prosper avait lui remporté la médaille de bronze au triple saut.

C’est dire que les structures d’accompagnement technique de la fédération fonctionnent. En revanche, c’est au niveau financier que cela bloque. «L’argent est le nerf de la guerre et sans soutien financier, nous ne pourrons rien faire», explique d’emblée Vivian Gungaram. Pourquoi n’avoir donc pas fait une demande en ce sens au ministère de la Jeunesse et des Sports ? «Nous avions inclus un budget spécifique pour les Jeux de la Francophonie dans le programme que nous avions soumis au MJS. Malheureusement, nous n’avons pas eu d’augmentation par rapport à cela », indique le président de l’AMA.

En revanche, le MJS accordera son soutien aux athlètes préparant les Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien (-18 ans) qu’organisera Maurice en 2021 ! Pour Vivian Gungaram, il est aussi important de soutenir la préparation pour les Jeux de la Francophonie étant donné que ce sont pratiquement ces mêmes athlètes qui défendront les couleurs mauriciennes aux 10es Jeux des Iles de l’Océan Indien de 2023 aux Maldives. Plus important encore, certains seront en lice pour une qualification pour les Jeux olympiques de 2024 à Paris, en France. Des JO dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, en a déjà fait sa priorité. Espérons que le nécessaire sera fait très bientôt, afin que l’AMA puisse enclencher très vite son processus de préparation, plus particulièrement pour ce qui est des sorties à l’étranger.

Ce qui est très important de savoir à propos des Jeux de la Francophonie de 2021, c’est que l’athlétisme sera, une fois encore présente et ce, depuis l’organisation des premiers Jeux en 1989 au Maroc. Sauf qu’en 2021, la compétition sera réservée qu’aux moins de 23 ans et que les minima ont été revus à la hausse. Les règlements de compétition sont d’ailleurs déjà officiels depuis peu de temps et l’une des informations à retenir est que la course aux minima sera ouvert du 1er juin de cette année au 1er juin de l’année prochaine.
Il faudra aussi retenir que l’organisation des compétitions en athlétisme se fera, comme toujours, en étroite collaboration entre le Comité internationale de la Francophonie (CIJF) et l’Association internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF). Pour veiller au bon déroulement des compétitions d’ailleurs, un délégué a été désigné par l’IAAF à cet effet.

La compétition en athlétisme se déroulera sur cinq jours (23 juillet au 1er août). Chaque pays aura droit à un maximum de trois athlètes par épreuve suivant, bien évidemment, les critères établis, notamment les minima et la période pour les réaliser. À noter que des invitations seront aussi lancées à ceux n’ayant pas réaliser les minima. Cette invitation comprend deux athlètes masculins et deux athlètes féminins par pays.

Rappelons que dans les épreuves de sprints (100m, 200m, 400m, 110m/100m/400m et 4x100m), seules les performances réalisées avec un chronométrage automatique défini par la règle 160 (13 à 18) seront acceptées. Pour ce qui est des concours et des courses de 400m, les organisateurs accepteront les performances réalisées en salle. En revanche, pour les courses de 400m à monter, les performances réalisées sur des pistes de plus de 400m ne seront pas acceptées. Soulignons aussi que les épreuves ne seront pas maintenues au cas où il y a moins de huit concurrents par épreuve, où équipes, engagés à l’exception du semi-marathon et de la marche où un minimum de 15 participants, est requis par épreuve.

Par ailleurs, c’est le CIJ qui aura la charge de nommer les différents responsables de compétition et ce, conformément aux règles de l’IAAF, sur proposition du délégué technique. Ceux choisis, notamment trois membres du Jury d’Appel, cinq ITO/ATO, quatre juges de marche et un secrétaire, un mesureur des courses hors stades, devront satisfaire les conditions définies par la fédération internationale.