Touché à nouveau au mollet, Guillaume Thierry est actuellement en phase de rééducation en vue de l’échéance continentale qui arrive à grands pas à Durban. Le décathlonien, champion des Jeux d’Afrique en septembre dernier au Congo-Brazzaville, espère qu’il sera remis à temps, d’autant que l’événement promet d’être relevé avec l’enjeu de la qualification olympique.
Blessé au mollet (déchirure) quelques jours après le Meeting africain des épreuves combinées qu’il avait remporté début avril à Réduit, Guillaume Thierry n’avait pu rejoindre le groupe d’athlètes du Centre international d’athlétisme de Maurice (Ciam) qu’au début du mois de mai et ce, pour deux semaines, au centre d’entraînement de Formia en Italie. Il y a poursuivi sa rééducation qu’il avait déjà entamée à Maurice sans pouvoir s’aligner à la compétition de préparation qu’il devait disputer les 28-29 mai en Autriche, lors du Challenge IAAF des épreuves combinées de Götzis.
« On a commencé le traitement ici à Maurice et continué pendant deux semaines en Italie où j’ai eu les soins nécessaires pour me remettre sur pied », confie l’athlète. « Je savais que ça serait difficile de m’aligner, mais les soins que j’ai obtenus en Italie étaient parfaits. À mon retour à Maurice (11-12 mai), tout se passait au mieux. J’avais bien repris et m’entraînais bien quand j’ai senti fin mai une gêne toujours au mollet droit, mais pas au même endroit. Mais il n’y a rien de grave de l’avis du médecin. On estime que j’ai toutes les chances d’être définitivement rétabli avant le début des Championnats d’Afrique prévu le 22 juin. On fait le nécessaire et je tiens bon. Mais tout dépend comment le corps va réagir. »
Il avoue que son cas est suivi de près par le directeur du Ciam et président de l’Association mauricienne d’athlétisme, Vivian Gungaram, ainsi que son coach, l’Ukrainien Oleksandrr Nevskiy, et le kiné Yannick D’Hotman. « On est parti pour faire le maximum afin que je récupère en vue des Championnats d’Afrique. Je crois que le coup est jouable, mais je sais que ça ne va pas être facile et je ne le cache pas », concède-t-il.
« J’y vais pour une médaille. Mais il est vrai que ça tombe vraiment mal, surtout avant les Jeux Olympiques, alors que tout allait bien. Tant de sacrifices et d’efforts… It’s very hard for me especially that olympics are my ultimate goal ! Je continue à garder le moral, je m’entraîne dur toujours et je prie pour que mon corps réponde présent le jour J. »
Il n’attend plus qu’un bon signe pour savoir s’il sera prêt à temps. « Si dans l’intervalle j’arrive à pousser librement et sans crainte à l’entraînement de manière à pouvoir appliquer toute ma puissance, ce sera bon. J’attends de voir. » Il avait récolté l’argent au décathlon au Maroc en 2014 avec une marque de 7 312 pts. Mais depuis, il a porté son record national de 7 537 pts en 2014 à 7 591 pts l’an dernier aux Jeux d’Afrique.